Les joueurs du Gazélec Ajaccio après leur victoire contre Montpellier en Coupe de France, le 21 mars 2012.
Les joueurs du Gazélec Ajaccio après leur victoire contre Montpellier en Coupe de France, le 21 mars 2012. - P. POCHARD-CASABIANCA / AFP

Jérôme Pagalou à Lyon

Intimidant douzième homme ou légende urbaine? A chaque déplacement sur l'île de Beauté, les footballeurs évoquent les supporters corses, et « ce contexte qu'on connaît», dixit Bafé Gomis ce lundi. La première demi-finale de Coupe de France de l'histoire du Gazélec Ajaccio (National) se disputera face à l'OL dans un stade François-Coty à guichets fermés (10 000 places).

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«Nous aurions préféré jouer chez nous à Mezzavia, où l'osmose est impressionnante avec le public situé au bord du terrain », confie Yohan Bocognano, buteur en quart de finale (1-0) contre Montpellier… à François-Coty déjà, l'habituelle enceinte du rival de l'ACA (L1) correspondant aux normes de sécurité de la compétition. «Il va y avoir quelques excités, mais le tout dans un esprit festif, souligne le défenseur corse de 21 ans. Les temps ont changé, car petit, j'ai assisté à des trucs inimaginables dans des matchs à Ajaccio. J'ai notamment vu un arbitre permettre à un joueur expulsé de revenir en jeu sous la pression populaire!»

Bombes agricoles «et quelques excès»

Une époque qu'a bien connue l'actuel entraîneur de Lyon-Duchère Eric Guichard, alors joueur du club lyonnais (1992-96) en National: «Pour mon premier match à Mezzavia, j'ai fait un bond de trois mètres après qu'une bombe agricole a explosé juste à côté de moi, le tout sur fond de chants corses solennels! Le peuple corse a une vraie passion pour le football  et celle-ci entraîne quelques excès. Mais cela ne perturbera pas une équipe aussi expérimentée que l'OL. » Il n'empêche que comme le clame fièrement Yohan Bocognano, «les Corses n'ont peur de personne, et surtout pas de l'OL».