Formule 1: Romain Grosjean, Charles Pic, Jean-Eric Vergne, trois garçons pleins d'avenir

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Publié le 16 mars 2012.

AUTO - Pour la première fois depuis 13 ans, il y aura trois Bleus au départ d'un Grand Prix...

Panis, Alesi, Sarrazin. Ces trois pilotes vont sortir des livres d’histoire. Car ce week-end, lors du Grand Prix d’Australie, il y aura trois Français sur la grille de départ», 13 ans après. Romain Grosjean (Lotus-Renault), Charles Pic (Marussia) et Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) ne se battront sûrement pas pour le titre de champion du monde. Mais au moins, ils remettent la France sur la carte du monde de la Formule 1. 20 Minutes les a rencontrés.

Romain Grosjean (Lotus-Renault): le revenant

En Formule 1 plus qu’ailleurs, le train ne passe pas souvent deux fois. C’est pourtant bien le cas pour Romain Grosjean. A 25 ans, le pilote né à Genève mais qui court sous licence française a déjà sept Grand Prix dans ses bagages. Une expérience qui remonte à 2009, chez Renault, qui aurait pu lui fermer à tout jamais les portes de la F1.  «Clairement, ce n’était pas facile. Ce n’était pas un cadeau empoisonné non plus mais… Là, l’équipe est stable, l’objectif est clair. C’est une vraie chance», explique Romain Grosjean. Des trois Français du circuit, il est aujourd’hui celui qui a le plus de chance de finir de temps en temps dans les points, grâce à la qualité de sa Lotus. «L’équipe veut faire 4e des constructeurs. Moi je vais essayer de tirer le maximum de la voiture. Un podium? C’est encore un peu tôt pour en parler. Mais je suis comme Thomas Voeckler, je veux devenir populaire en faisant résultat». On n’en saura pas plus à propos des ambitions du bonhomme. Une prudence inspirée de sa première expérience ratée. «J’ai énormément appris. Je ne vois plus du tout les choses de la même façon», sourit Romain Grosjean. 

Charles Pic (Marussia): le bizuth

Chez Charles Pic, seule la chemise au nom de l’écurie Marussia trahie qu’on a affaire à un pilote. Visage poupon et dégaine d’ado, il fait ses premiers pas dans le grand-monde, sans stress ni peur. «Je suis impatient de commencer. Et plus je vais m’en approcher, plus je vais y penser». Et quand on lui demande ce qui lui traversera la tête quand les feux vont s’allumer sur la grille, c’est à peine s’il rougit. A tout juste 22 ans, il sait que prendre un point dans la saison sera déjà un exploit: outre le fait d’être l’uns des plus jeunes du plateau, il est aussi le dernier à avoir pu «dégrossir» sa monoplace en essais privés. Le natif de Montélimar, qui collectionne les montres et vit avec son frère, se doute que ce ne sont pas ses résultats qui vont lui permettre de faire les gros titres. Mais ça, il le sait depuis longtemps. Chaperonné par le groupe Lagardère, couvé par Olivier Panis, le petit Français a pour parrain Eric Bernard, lui-même ancien pilote de F1. Autant dire qu’il est tombé dedans quand il était petit. Et pourtant, «je n’ai jamais eu de modèle. Je regardais tout le monde, et je prenais ce que je pouvais prendre», raconte Pic. Aujourd’hui, c’est lui qui sera au volant. 

Jean-Eric Vergne (Toro Rosso): le prédestiné

Sourire en bandoulière, mèche rebelle et barbe de trois jours, Jean-Eric Vergne (21 ans) n’a pas l’air ravagé par la trouille au moment d’enfiler pour la première fois de sa carrière un costume de titulaire en F1. Il a beau rappeler régulièrement qu’il n’est qu’un «rookie», le natif de Pontoise suit la voie royale depuis plusieurs années. Pilote espoir, pilote simulateur, pilote d’essai, il a gravi tous les échelons chez Redbull, au point qu’on lui a offert cet hiver un baquet chez Torro Rosso, la filiale de la grande maison, celle de Sebastian Vettel, le champion du monde. La pression? «Quand tu gagnes la course en faisant la pôle mais que ton patron t’appelle pour t’engueuler de pas avoir fait le meilleur temps, tu t’y habitues», sourit Vergne. Aujourd’hui, il avoue du bout des lèvres que son objectif est «de prendre le plus de points possible». Mais ne peut s’empêcher d’affirmer «qu’une fois qu’on met le casque sur la tête, on a envie de battre tout le monde». Ca tombe plutôt bien, puisque pour son premier volant, il hérite d’une voiture globalement performante. 

Antoine Maes
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