Laurent Blanc sur le banc de l'équipe de France lors de la réception de la Belgique au Stade de France
Laurent Blanc sur le banc de l'équipe de France lors de la réception de la Belgique au Stade de France - Francois Mori/AP/SIPA

A.P.

«Les gens ont la mémoire très courte. Après le traumatisme du Mondial 2010, tout le monde disait qu'il fallait retrouver de l'humilité, que l'on repartait de rien. Et dix-sept mois après, on veut quasiment gagner l'Euro». Dans un entretien à paraître samedi dans le supplément sport et forme du Monde, Laurent Blanc calme les ardeurs (éventuels) des supporters tricolores. A moins de quatre mois du départ pour l’Ukraine, le sélectionneur estime que son équipe de France n’est pas en position de prétendre gagner le championnat d’Europe. Ou alors pas en 2012. «Après tout ce qu'on vient de traverser, la vraie échéance pour le foot français, c'est l'Euro 2016 en France.»

«Nous sommes aujourd’hui  17e au classement FIFA

«Réveillons-nous, arrêtons de vivre sur nos souvenirs, enjoint l’ancien défenseur. Nous sommes aujourd'hui 17e au classement de la FIFA, et nous nous sommes déjà retrouvés 21e! Depuis 2006, nous n'avons pas gagné un match de phase finale d'une compétition internationale.» Alors que le président de la Fédération française de football (FFF), Noël Le Graët, évoque une présence en quart de finale comme objectif minimum, Blanc voit encore moins grand. «Notre objectif, c'est de gagner  un match.»

Le Graët appréciera. Entre les deux hommes, la brouille est durable depuis que le président de la FFF a refusé de prolonger le contrat du sélectionneur avant l’Euro. «Ne comptez pas sur moi pour entretenir cette polémique, coupe l’intéressé. C'est une histoire entre le président de la Fédération et moi. J'aurais souhaité être prolongé avant l'Euro. Le président a une autre opinion. Je l'enregistre. La prochaine interview que je vous conseille de faire est celle du président.» Les diners s’annoncent des plus conviviaux en juin prochain du côté de Donetsk.