La championne cycliste française Jeannie Longo, et son mari - entraîneur Patrice Ciprelli le 16 octobre 2011 lors d'une course aux Herbiers.
La championne cycliste française Jeannie Longo, et son mari - entraîneur Patrice Ciprelli le 16 octobre 2011 lors d'une course aux Herbiers. - L.Notarianni/REUTERS

R. S.

Quelques heures après avoir livré ses premiers aveux, Patrice Ciprelli a été mis en examen par la juge d’instruction de Grenoble, Catherine Léger. Pour l’instant, le mari de Jeannie Longo est placé sous contrôle judiciaire. Il est accusé de «contrebande de marchandises dangereuses pour la santé, d'infraction aux règlements sur le commerce de substances vénéneuses et d'importation de substances ou de procédés interdits aux fins d'usage par un sportif sans justification médicale».

Jeudi soir, il avait reconnu des achats d’EPO en Turquie pour «sa consommation personnelle», mettant hors de cause sa femme, Jeannie Longo. Sur L’Equipe TV, l’un de ses avocats évoquait «des accidents de vélo répétés ces dernières années, l'EPO étant un reconstituant personnel (…) Il l'a caché à Jeannie (Longo) et l'a fait livrer à un copain (Michel Lucatelli, l’entraîneur de l’équipe de France de skicross) pour qu'elle ne s'en aperçoive pas.» A ce jour, il n’a plus le droit de participer à une compétition sportive, ni d’entraîner sa femme, toujours en course pour aller aux Jeux Olympiques de Londres.