Le parquet de Grenoble va ouvrir une information judiciaire dans l'enquête sur d'éventuels achats d'EPO par Patrice Ciprelli, mari et entraîneur de la championne cycliste Jeannie Longo, a annoncé jeudi le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat
Le parquet de Grenoble va ouvrir une information judiciaire dans l'enquête sur d'éventuels achats d'EPO par Patrice Ciprelli, mari et entraîneur de la championne cycliste Jeannie Longo, a annoncé jeudi le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat - Jean-Pierre Clatot afp.com

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Le parquet de Grenoble va ouvrir une information judiciaire dans l'enquête sur d'éventuels achats d'EPO par Patrice Ciprelli, mari et entraîneur de la championne cycliste Jeannie Longo, a annoncé jeudi le procureur de la République de Grenoble Jean-Yves Coquillat. M. Ciprelli devrait être présenté dans la journée à un juge d'instruction, qui décidera d'une éventuelle mise en examen, a ajouté Coquillat, ajoutant qu'il y avait selon lui «suffisamment de charges pour une mise en examen».

Ciprelli et son ami Michel Lucatelli ont été placés en garde à vue mercredi à 6h10 par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) et de la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble. Il est reproché à Ciprelli deux achats d'EPO à des sociétés étrangères sur internet en mai et juin 2011 pour des montants de moins de 500 euros, a indiqué le procureur. «M. Ciprelli bénéficie de la présomption d'innocence. L'affaire est délicate. Les faits sont niés, il ne les reconnaît pas», a souligné M. Coquillat.

«Il indique que ses cartes bancaires et ses adresses internet ont été piratées», a-t-il précisé. Michel Lucatelli, directeur de l'équipe de France de ski-cross, lui aussi placé en garde à vue mercredi, et qui a réceptionné des colis d'EPO pour le compte de Ciprelli, va être remis en liberté, a indiqué le procureur. «Je n'ai pas trouvé dans ce dossier d'éléments permettant de penser qu'il s'est rendu complice d'un quelconque délit», a-t-il ajouté. «Il dit qu'il ignorait le contenu des colis», a-t-il précisé.