Comme pour la présidentielle quelques semaines plus tôt, l’intronisation du futur porte-drapeau s’effectuera en grandes pompes. C’est au Stade de France que le nom du successeur de Tony Estanguet sera dévoilé, pendant la finale du championnat de France de rugby, le 9 juin. A cette date, tous les participants aux Jeux seront connus.
Un peu plus tôt, c’est un conseil de six personnalités du sport français qui mettra son petit bulletin dans l’urne. Parmi les décideurs figurent le président du Comité national et olympique et sportif français (CNOSF) Denis Masseglia, le vice-président Jean-Luc Rougé, Bernard Amsalem, chef de mission pour Londres 2012, Jacques Rey, président du collège des fédérations olympiques, et les sportifs Isabelle Severino et Tony Estanguet.
Eviter une nouvelle affaire Sandrine Bailly
A ce jour, la commission ne s’est réunie qu’une fois, mi-janvier par téléphone. Le deuxième rendez-vous est prévu jeudi, lors d’un conseil d’administration du CNOSF. A cette occasion, il est prévu de dresser une première short-list de candidats et d’affiner les critères d’éligibilité. Le but étant d’éviter le couac de la dernière élection pour les Jeux de Vancouver, quand le collège avait élu Sandrine Bailly avant de réaliser qu’elle était engagée en compétition le lendemain de la cérémonie. Vincent Defrasne avait été désigné dans un second temps.
«On prendra chacune des fédérations et on sortira un nom (dans chaque sport). On aura une liste et on choisira dedans, avance Jean-Luc Rougé. La décision devra être unanime. Et tant qu’elle ne le sera pas, on discutera.» Outre la disponibilité, la notoriété de l’athlète et ses performances seront prises en compte. Sans une médaille internationale (au niveau européen, mondial ou olympique) autour du cou, inutile de se présenter au casting. Mais la liste des prétendants reste bien fournie.