«  Rester dans le Top 8 jusqu'à la fin de l'année, ce serait un bel objectif », confie la Française.
«  Rester dans le Top 8 jusqu'à la fin de l'année, ce serait un bel objectif », confie la Française. - A. REAU / SIPA

Il y a quelque chose de changé chez Marion Bartoli. Peut-être est-ce dû à sa nouvelle stature sur le circuit féminin, ou encore à sa brillante campagne en mai dernier du côté de Roland-Garros… Toujours est-il que la numéro un française déborde de confiance en elle avant d'entrer en lice à l'Open GDF Suez de Paris. Apprêtée comme si elle devait rejoindre dans la foulée une réception chez l'ambassadeur – « et encore vous n'avez rien vu, là, c'est décontracté » –, Bartoli s'est présentée hier en conférence de presse pleine de franchise et d'envie à l'idée d'en découdre devant le public français, qu'elle commence à apprivoiser.
Car tant qu'elle ne trouvera pas d'accord avec la fédération pour participer à la Fed Cup, la native du Puy-en-Velay portera toujours en elle une sorte de malaise français. Qu'elle assume : « J'ai fait mes choix, je suis toujours restée sur la même ligne de conduite depuis des années, quels que soient mon classement ou mon évolution. »

Nouvelle popularité
Absente de la salle Coubertin depuis quatre ans, la 7e  joueuse mondiale cherche surtout à surfer sur sa nouvelle popularité née Porte d'Auteuil. « Cette année, j'ai décidé de rejouer devant mon public en France, de ressentir à nouveau ces émotions-là, explique-t-elle. Je ne l'ai pas fait dans l'optique de me racheter une conduite. Je suis heureuse de revenir en France avec ce classement, le meilleur que j'ai eu. Je pense que l'accueil du public va être assez fantastique. »
Et le reste, finalement, importe peu. Consciente que ses espoirs d'aller aux JO sont « plus que minces » à cause de son désaccord avec la FFT, Bartoli, 27 ans, a connu une trop belle saison 2011 (demie à Roland, quart à Wimbledon) pour se laisser parasiter en 2012 par quelques querelles politiques. « J'ai été 9e mondiale, maintenant 7e, il ne me reste plus qu'à être 5e (rires)… Rester dans le Top 8 jusqu'à la fin de l'année, ce serait un bel objectif. » Et après un Open d'Australie un peu raté, cela passe par une belle performance à Paris.

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