L'arrière droit de l'équipe de France, Xavier Barachet, face à l'Espagne le 16 janvier 2011
L'arrière droit de l'équipe de France, Xavier Barachet, face à l'Espagne le 16 janvier 2011 - MILOSAVLJEVIC/SIPA

Propos recueillis par Bertrand Volpilhac, à Novi Sad

On a tellement l’impression qu’il fait déjà partie des meubles, qu’on en oublierait presque que Xavier Barachet, 23 ans, est le plus jeune joueur de l’équipe de France. Champion du monde en 2011, le natif de Nice doit aujourd’hui poursuivre son ascension avec les Bleus. Une tâche pas forcément aisée, comme en témoigne son match raté face à l’Espagne en ouverture de l’Euro, en Serbie. 

Comment expliquer cette défaite face à l’Espagne?
C’est un match qui a manqué d’intensité, on n’est pas encore rentrés dans l’Euro. C’est ce qu’on s’est dit après le match: on a manqué d’impact physique. Les Espagnols nous ont posé par mal de problèmes dans la circulation du ballon et nous, les arrières, on a été les principales victimes de cela. On a eu du mal à se lancer. On a pris des tirs un peu difficiles, ce qui nous a mis en difficulté.

A titre personnel, vous avez raté votre match…
Personnellement, lundi soir, ce n’était pas le vrai Xavier Barachet. Ce n’était pas le Xavier Barachet de l’année dernière à Chambéry ou en équipe de France. Je sais que j’ai les capacités, ce n’est qu’un problème dans la tête. J’ai fait une bonne préparation, maintenant il me faut le déclic.

Vous avez trop de poids sur les épaules?
J’en ai, mais ce n’est pas ça. Je me sens bien dans l’équipe, il suffit juste que je joue comme je joue en club, à Chambéry, comme j’en ai l’habitude.

Cet Euro, pour vous, c’est celui de la confirmation?
Je suis arrivé dans cette équipe très jeune, en 2009. Claude Onesta m’a pris pour que je rentre dans le groupe, que je m’acclimate à l’équipe. En club, j’ai eu une progression assez linéaire et l’an dernier, au Mondial, j’ai passé un palier. Oui, cet Euro est celui de la confirmation, mais je pense l’avoir déjà fait avec Chambéry. L’objectif, maintenant, c’est de répondre présent dans les grands moments et d’être régulier.