Claude Onesta, le 16 janvier 2012 face à l'Espagne
Claude Onesta, le 16 janvier 2012 face à l'Espagne - D.BANDIC/AP/SIPA

Propos recueillis par Bertrand Volpilhac, à Novi Sad

De notre envoyé spécial à Novi Sad

Lucide, le sélectionneur des Bleus estime logique la défaite des Bleus face à l’Espagne (26-29). Mais il n’en fait pas non plus une affaire d’état, avant d’affronter la Russie (mercredi à 18h15) dans un match déjà décisif.

Cette défaite doit confirmer votre inquiétude de ces derniers jours?
Le résultat est normal. Lorsqu’on joue contre une équipe qui est aussi forte que nous, si on lui laisse prendre la confiance, elle gagne. On a fait une préparation qui manquait de rythme et on s’est rendu compte depuis quelques jours que l’on n’était pas dans le rythme de la compétition. Ca a été confirmé ce soir.

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Où avez-vous pêché ce soir?
On n’a pas su préparer ce match. On a pêché dans l’approche et la capacité à rentrer dans un match avec plus d’agressivité, plus de combat et moins de réflexion tactique.

Quel peut-être l’impact de cette défaite?
On ne va pas s’engueuler. Le seul truc qui pourrait faire que je me mette en colère, ça serait que les gens qui ont peut-être été défaillants, ne s’en rendent pas compte. Mais je les connais trop pour savoir que ce ne sera pas le cas.

Certains de vos cadres comme Karabatic ou Omeyer n’ont pas été à leur niveau habituel ce soir…

Nikola Karabatic a eu un taux de déchet inhabituel et a forcé pas mal de choses… C’est quelqu’un qui a l’habitude de peser sur les matchs, parfois trop. On doit pouvoir jouer sans lui. Titi, c’est Titi. C’est seulement le deuxième match qu’il rate en équipe de France avec la finale du Mondial. Vous voulez adorer les joueurs, et que je les tue dès qu’ils ne sont pas bons. Nos meilleurs joueurs restent des hommes. Il ne faut pas identifier ces joueurs-là comme les responsables de cet échec. Tout ça ne remet rien en cause.