Jérôme Fernandez, le capitaine des Experts, face à l'Egypte, le 16 janvier 2011
Jérôme Fernandez, le capitaine des Experts, face à l'Egypte, le 16 janvier 2011 - M.DEL POZO/REUTERS

B.V.

«Tout n’est pas parfait dans notre jeu, on a envie de continuer à progresser pour continuer à gagner». C’était l’an passé, à la même époque, et déjà Jérôme Fernandez assurait que ses Experts, champions de tout depuis trois ans, étaient loin d’être rassasiés. Résultat: trois semaines plus tard, les hommes de Claude Onesta étaient de nouveau sur le toit du monde, en Suède, pour la deuxième fois consécutive. Avides de victoires, jamais blasés, les Bleus  construisent leur succès sur une perpétuelle remise en question, un besoin existentiel de prouver au monde entier autant qu’à eux-mêmes qu’ils sont les meilleurs. Ce qu’ils auront une nouvelle fois l’occasion de prouver à l’Euro en Serbie, dans une dizaine de jours.

«Quand on regarde l’histoire récente, si vraiment il n’y avait pas eu de motivation dans cette équipe, beaucoup de joueurs auraient raccroché et on aurait arrêté de gagner, assure Guillaume Gille, de retour en Bleu après avoir raté le Mondial 2011. On a juste envie de montrer notre force et nos qualités en se bagarrant au plus haut niveau.»

«L’Euro, la compétition la plus dure»

Reste qu’à force de tout rafler, les Experts ont aussi créé autour d’eux une certaine exigence de résultats. Surtout à quelques mois des Jeux Olympiques de Londres, le gros objectif de la saison. «C’est certain qu’on va prendre cet Euro au premier degré pour essayer des choses avant Londres, conclut Gille. De toute manière, la meilleure façon de préparer les Jeux, c’est de mettre beaucoup d’engagement, beaucoup d’intensité à l’Euro.» 

Pas la peine donc de chercher des sources supplémentaires ou encore dans la vague de blessure qui les touche actuellement (Guigou, Accambray et Honrubia incertains) – «Il y a des gens pour pallier à leur absence et on essaie de trouver des solutions, des repères avec eux», ellipse Gille - l’Euro se suffit à lui-même. Le demi-centre conclut: «Vu la qualité des équipes, l’enchaînement des matchs quasi inhumain, on ne va pas pouvoir se cacher. C’est la compétition la plus dure à gagner!»  Même pour ces Experts-là?