PSG: Kombouaré a été malmené, mais il a aimé

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Publié le 20 décembre 2011.

FOOT - Le chant du cygne?...

En perpétuel sursis depuis le début de saison, Antoine Kombouaré ne sait pas s'il retrouvera le banc du Paris SG après le dernier match de l'année mercredi à Saint-Etienne et la trêve hivernale mais quoi qu'il en soit, il a «aimé» cette période de troubles et de doutes.

C'est déjà un peu la trêve au Camp des Loges, où malgré une dernière séance programmée mardi à huis clos, ce sont surtout les engins de chantier qui s'activent pour préparer une nouvelle pelouse sur le terrain d'entraînement.

Antoine Kombouaré, lui, est pour l'instant toujours là, même si son sort reste incertain et que rien ne dit qu'il sera encore à la tête de ses troupes pour la reprise, lors d'un stage au Moyen-Orient du 1er au 5 janvier.

Fidèle à la ligne de conduite qu'il suit depuis mi-novembre et la révélation de l'entrevue entre Leonardo, directeur sportif du PSG, et l'entraîneur italien Carlo Ancelotti, le technicien parisien a d'abord assuré mardi que l'hypothèse de diriger le PSG pour la dernière fois mercredi à Geoffroy-Guichard ne l'avait pas effleuré.

«Enormément de pression»

«Du tout, du tout. Voilà, c'est comme d'habitude, on se prépare pour le match et on travaille», a-t-il dit, très ferme, en conférence de presse. «Je travaille. La preuve c'est que j'ai mis en place le programme de la trêve», a-t-il ajouté.

Mais, invité à faire le bilan de cette première partie de saison du nouveau PSG, Kombouaré a pour une fois reconnu que l'agitation autour de son avenir et de son éventuel remplacement par un technicien plus prestigieux (Ancelotti ? Rijkaard ?) avait pu perturber son groupe.

«Il y avait beaucoup d'attentes, énormément de pression. C'est normal mais il y en a eu encore plus avec l'arrivée des Qataris. Et bien sûr, mon avenir en suspens au quotidien ça n'a pas été une aide pour les joueurs, je pense», a-t-il dit.

«Mais ils ont fait abstraction de tout ça. Ils ont été très costauds», a-t-il ajouté avant de défendre les résultats sportifs de son équipe et, en creux, son propre travail.

«Certains peuvent lâcher, moi j'ai aimé»

«Ce qu'on a réalisé dans cette première partie de saison, c'est exceptionnel et je pèse mes mots. Neuf joueurs qui arrivent, sans aucune préparation, des arrivées tardives... Faire une équipe c'est toujours compliqué, il faut du temps», a-t-il expliqué, saluant «un groupe costaud, très solide et très solidaire».

Plus rare encore, Kombouaré a accepté de raconter - au passé et avec des mots forts - comment il avait vécu ces semaines agitées, où chaque match était annoncé comme son dernier ou celui de la dernière chance. Et, promet-il, il a «aimé».

«Pour moi ça a été super enrichissant. Moi j'ai aimé vivre ça. Ce sont des situations qui te permettent de te découvrir, d'apprendre sur toi. Il faut savoir gérer ces situations. Il faut faire front», a-t-il expliqué.

«Certains peuvent lâcher. Moi j'ai aimé. C'est la pression qu'on a au quotidien, elle permet de montrer qu'on a du caractère, qu'on ne se disperse pas.»

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