Pierre Berbizier pendant la H CUp, le 16 octobre 2010.
Pierre Berbizier pendant la H CUp, le 16 octobre 2010. - ALBAN PIERRE/SIPA

Propos recueillis par B.V.

L'effet Quesada n'aura pas eu lieu. En tout cas, pas encore. Sous le crachin du Stade de France, le Racing avec son nouvel entraîneur des arrières se s'est largement incliné (29-3) face au Stade Français, sans jamais avoir existé. Pierre Berbizier, son manager, stigmatise le manque d'investissement de son équipe, dominée dans tous les secteurs.

Comment expliquer une telle ampleur du score?
On n'a pas été présent sur ce match. Il faut rendre hommage au Stade Français, qui a su construire son match intelligement. Nous, c'est l'inverse: nous avons commis beaucoup trop d'approximations, que ce soit en conquête ou dans le jeu au pied. Les Parisiens en ont profité pour entrer en confiance et prendre le score.

A quoi tiennent toutes ses approximations? Au contexte du Stade de France?
Non, je ne crois pas. Ce sont des matchs que l'on a envie de jouer, normalement. Je n'ai pas eu l'impression que l'on ai eu envie de le jouer. Forcément, on l'a laissé filer...

Le Racing subit une phase difficile en ce moment...
Au fera le bilan à la fin de la phase aller. Notre jeu a du mal à se mettre en place. C'est aussi dans nos têtes, on a pas su se mettre dans le match. Il faut une prise conscience de tous qu'on ne peut pas prétendre jouer au niveau si on ne met pas plus d'investissement.

Le doute est-il en train d'envahir l'équipe?
Ce ne sont pas des matchs qui apportent de la confiance... Le score reflète la physionomie du match et nos approximations.

Est-ce lié au nombre important de blessés?
Nous n'en avons jamais parlé. Mais on a du mal à trouver une stabilité, à faire des rotations. Il est difficile de travailler en continuité. Est-ce que ça explique nos approximations? Peut-être, mais je ne me retrencherai pas derrière.

Qu'avez vous pensé des vos joueurs qui ont manifesté leur soutien à Simon Mannix avant le match? (Julien Saubade et Sireli Bobo tenaient une pancarte «Il n'y a qu'un seul Simon» au trombinoscope d'avant match)
Ils sont libres de faire ce qu'ils veulent. Le meilleur hommage qu'ils auraient pu lui rendre c'est de montrer sur le terrain que le travail de Simon, qui était bon, porte ses fruits. Le meilleur hommage ce n'est pas devant les caméras, hors du terrain, qu'il faut le faire. Mais sur le terrain.

Etiez-vous au courant?
Non. Vous savez les joueurs sont libres. Parfois je ne suis même pas au courant de ce qu'ils font sur le terrain aussi (rires).