Scandale de pédophilie à Penn State: Joe Paterno et le président de l'université remerciés

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Publié le 10 novembre 2011.

ETATS-UNIS - Le conseil d'Administration a rendu sa décision mercredi soir...

De notre correspondant à Los Angeles

Le grand ménage se poursuit. Mercredi soir, le coach légendaire Joe Paterno et le président de l'université de Penn State, Graham Spanier, ont été remerciés par le conseil d'administration de la faculté. Tous les deux paient leur passivité dans le scandale présumé de pédophilie qui secoue l'établissement.

La veille, le coach le plus titré de l'histoire du football américain universitaire avait annoncé qu'il comptait prendre sa retraite à la fin de la saison, à 84 ans. Mais face au déferlement médiatique et à la pression populaire, le board a décidé d'agir immédiatement.

«J'aurais dû en faire plus», regrette Paterno

«Ceci est une tragédie. C'est l'un des grands regrets de ma vie. Avec le recul, j'aurais dû en faire plus», a déclaré le petit homme aux grandes lunettes.

Paterno n'est pas inquiété par la procédure judiciaire visant l'un de ses anciens adjoints, Jerry Sandusky, accusé d'abus sexuels sur huit enfants. Selon l'acte d'accusation, un étudiant a notamment surpris Sandusky alors qu'il sodomisait un garçon d'une dizaine d'années dans les douches du vestiaire de l'université. Le témoin est allé rapporter la scène à Paterno le lendemain.

L'intérêt de la franchise

Joe Paterno affirme que l'étudiant a simplement fait état d'une conduite «inappropriée» et ne lui a pas donné de détails. Le coach a alors alerté deux supérieurs hiérarchiques, le directeur des sports de l'université, Tim Curley et un vice-président de l'établissement, Gary Schultz. Les deux hommes sont, eux, directement accusés d'avoir couvert l'affaire et ont été inculpés, lundi, pour avoir menti devant le grand jury. Le président de la faculté, Graham Spanier, jure qu'il ne connaissait pas les détails. Mais il a pris ses fonctions en 1995 et tout s'est donc passé sous sa direction.

Pendant plus de quarante ans à Penn State, «JoePa» est, lui, devenu le coach de tous les records, mais il était surtout admiré pour sa droiture, son fairplay et son éthique. «Il aurait dû être cet homme (…) appeler la police et faire passer l’intérêt des enfants avant celui de la franchise» universitaire, qui génère des dizaines de millions de dollars chaque année, écrit Tim Kawakami dans le Mercury News. Christine Brenna, dans USA Today, conclut: «Il doit partir immédiatement.» Elle a été entendue.

Philippe Berry
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