La championne cycliste française Jeannie Longo, et son mari - entraîneur Patrice Ciprelli le 26 octobre 1996, sur le Vélodrome de Mexico.
La championne cycliste française Jeannie Longo, et son mari - entraîneur Patrice Ciprelli le 26 octobre 1996, sur le Vélodrome de Mexico. - AFP

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Le tribunal administratif de Grenoble a donné raison mercredi aux avocats de Patrice Ciprelli qui demandaient la levée de la suspension du mari de la championne cycliste Jeannie Longo, prononcée par la Fédération française de cyclisme (FFC) à la suite de soupçons d'achat d'EPO. «L'exécution de la décision du président de la Fédération française de cyclisme, en date du 13 septembre 2011, est suspendue», a décidé le juge des référés du tribunal administratif dans une ordonnance consultée par l'AFP.

Le juge administratif a estimé qu'il existait un «doute sérieux» quant à la légalité de la décision de la FFC, prise sur le fondement d'un règlement disciplinaire qui ne s'appliquerait pas en l'espèce. La FFC devra verser 500 euros à M. Ciprelli au titre des frais de justice. «Nous nous réjouissons de cette décision qui commence à rendre justice à M. Ciprelli et à Mme Longo», a déclaré à l'AFP Me Pierre Albert, avocat de M. Ciprelli.

Le président de la FFC avait annoncé une suspension provisoire de l'entraîneur et époux de Jeannie Longo, à la suite de la parution d'un article dans L'Equipe le 13 septembre. Selon cet article, M. Ciprelli aurait acheté de l'EPO chinoise en avril 2007, via un site internet américain et par l'intermédiaire d'un ancien cycliste américain, Joe Papp. L'avocat de la FFC, Me Bruno Odent, avait quant à lui estimé que le président de la Fédération avait pris «la seule mesure qui s'imposait compte-tenu de l'impact médiatique».