Rubgy: Les Tonga, véritable huitième de finale ou simple formalité pour les Bleus?

COUPE DU MONDE Même si l'élimination paraît improbable, les joueurs de l'équipe de France refusent de se voir en quart de finale...

Alexandre Pedro, à Wellington (Nouvelle-Zélande)

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Les joueurs de l'équipe de France dont Julien Pierre (au centre, de face), à l'entraînement, le 27 novembre 2011 à Auckland.

Les joueurs de l'équipe de France dont Julien Pierre (au centre, de face), à l'entraînement, le 27 novembre 2011 à Auckland. — J.Naegelen/REUTERS

De notre envoyé spécial à Wellington (Nouvelle-Zélande),

Cette semaine, les Bleus avaient un match à vendre: France-Tonga, samedi à Wellington. Plus qu’un match, il s’agirait d’un huitième de finale  qui ne dit pas son nom avec un suspense insoutenable imaginé par la batterie de scénaristes de 24 heures chrono. Le XV de France va-t-il franchir le terrible obstacle tongien (vous savez cette équipe battue par le Canada trois semaines plus tôt) et retrouver l’Angleterre en quart de finale? «On ne sait jamais, il peut s’agir de note dernier match», en tremble le petit dernier de la bande, Raphael Lakafia. Julien Pierre en rajoute dans la dramaturgie: «On n'a pas encore notre qualification en poche et eux peuvent venir la chercher.»

>> France - Tonga un match à suivre en live dès 7h

Le Clermontois ne délire pas. Mathématiquement, les partenaires de Finau Maka peuvent envoyer ces Bleus au panthéon des plus grandes déroutes de l’histoire du sport français. Il suffit d’une victoire bonifiée (quatre essais) et de maintenir  leur adversaire à plus de sept points pour leur permettre d’arracher la deuxième place de groupe A. Avec beaucoup d’imagination, le billet peut aussi revenir aux Canadiens en cas de victoire avec le bonus offensif face à la Nouvelle-Zélande.

«On n’imagine pas une seconde être éliminé»

Pour une équipe qui aspire toujours aux dernières nouvelles à ramener le trophée Webb-Ellis à Roissy, les Tonga n’ont rien d’un épouvantail. La vaillance, quelques beaux bébés et un rugby stéréotypé ne suffisent pas à vous flanquer une peur bleue. Au fond, les Français s’imaginent toujours à 20.000 km de chez eux la semaine prochaine. «Il faut prendre en compte la défaite, mais on ne s’imagine pas une seconde à être éliminé», rassure Maxime Mermoz.

Pour Pascal Papé, un revers assorti d’une qualification n’est pas plus concevable. «Je n’imagine même pas perdre samedi et retrouver l’Angleterre après», coupe le deuxième-ligne. Le Parisien néglige une possibilité. Une défaite sans bonus défensif des Anglais face à l’Ecosse et la France retrouve l’Argentine le 8 octobre prochain à Auckland. Une hypothèse réalisable… Mathématiquement.

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