Les joueurs de l'équipe de France des moins de 20 ans se congratulent après leur victoire face au Nigéria, le 14 août 2011 à Cali (Colombie).
Les joueurs de l'équipe de France des moins de 20 ans se congratulent après leur victoire face au Nigéria, le 14 août 2011 à Cali (Colombie). - J. Saldarriaga / REUTERS

A.P.

Ils ont réussi là où les générations Henry-Trézéguet (en 1997) et celle de Djibril Cissé (2001) se sont cassées  les dents. Personne ne peut dire ce que la suite de leur carrière leur réserve, mais une chose est certaine,  à tout jamais Alexandre Lacazette et ses copains resteront la première équipe de France à atteindre le dernière carré d’un championnat du Monde des moins de 20 ans. 

Les Bleus ont su surmonter l'égalisation du Nigeria dans les dernières secondes du temps réglementaire (90e+3) en marquant coup sur coup dans la prolongation par une inspiration géniale de Gueida Fofana (102e) et Lacazette (104e) déjà buteur à la 50e minute. Après cette victoire au courage, le sélectionneur Francis Smerecki retenait surtout le mental de ses garçon. « Les joueurs ont montré que même quand la montagne s'écroule, ils savent la reconstruire à la pelle, confie-t-il au site de la FFF. Il restait huit secondes de jeu (quand le Nigeria a égalisé, ndlr), et on pouvait penser que le monde s'écroulait.»

Cap sur le Portugal

A peine remis de leurs émotions, les Bleuets avaient déjà en tête leur demi-finale (mercredi à 17h à Medellin, 00h00 française) face à des Portugais tombeurs de l’Argentine après une séance de tirs au but surréaliste. «Contre le Portugal, on a toujours eu de bons résultats, mais là c'est différent, c'est une Coupe du monde», prévient le milieu Francis Coquelin. «On est sûr de se battre pour une médaille, et on espère pour la coupe», poursuit Smerecki.  Et comme son équipe progresse à chaque sortie après un début de compétition timide, le rêve est permis.

Pour les yeux, le but de Fofana