Le tennisman français Richard Gasquet, lors de la présentation des équipes de Coupe Davis, le 7 juillet 2011 à Stuttgart.
Le tennisman français Richard Gasquet, lors de la présentation des équipes de Coupe Davis, le 7 juillet 2011 à Stuttgart. - D.Kopatsch/Sipa

R.S.

Pour une fois, Guy Forget n’a pas reçu le moindre mot d’excuse. Pas un certificat médical ni un coup de fil synonyme de défection avant d’aborder une nouvelle campagne de Coupe Davis face à l’Allemagne, à partir de vendredi. Chose rare, le capitaine français a résolu un «problème de riche» pour composer son équipe. Gasquet, Llodra, Monfils, Tsonga et Simon sont tous réquisitionnés ce week-end à Stuttgart pour la première fois depuis un an et demi.

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Autant dire que le boss de l’équipe de France n’a pas été aidé au moment de faire ses choix. Vendredi après-midi, c’est Richard Gasquet qui s’avancera le premier face à Florian Mayer, un emberlificoteur de première avec son jeu volontairement lent. Le Biterrois accompagnera Gaël Monfils en simple sur la terre battue allemande, ce qui confirme le choix d’une équipe bâtie sur les braises encore chaudes de Roland-Garros. Gasquet battu par Djokovic y avait flambé. Tant pis pour Tsonga, qui reste pourtant sur une demi-finale à Wimbledon et accompagnera Llodra pour le double.

Trois ans et demi

«La sélection de Richard est due avant tout à la qualité de son jeu, justifie Forget. Elle est légitime pour lui. Elle ne l’était pas forcément l’année dernière. Celle-là, il la mérite. Avant il y avait d’autres joueurs qui méritaient au moins autant que lui cette sélection.» Cela fait pourtant trois ans et demi que l’élève de Riccardo Piatti n’avait plus joué en simple avec le polo français. Gasquet avait laissé les Bleus sur une défaite contre Blake, face aux Etats-Unis, au terme d’un week-end à Winston Salem, marqué par l’épisode des textos.

Son détachement naturel  lui a longtemps été reproché, y compris par ses coéquipiers. Avant la dernière finale contre la Serbie, c’est Michaël Llodra qui l’avait remis en place. Quand il est mal, Gasquet paraît lassé, démotivé. «J'étais à chaque fois déçu d'être le cinquième homme, glisse le revenant après l’annonce de sa sélection. Mais ce n'était pas la fin du monde, il fallait accepter. La Coupe Davis m'a manqué.» A lui de prouver vendredi qu’il a aussi manqué à l’équipe de France de Coupe Davis.