La joueuse de tennis française Marion Bartoli, lors de sa victoire à Eastbourne, le 16 juin 2011 contre Viktoria Azarenka.
La joueuse de tennis française Marion Bartoli, lors de sa victoire à Eastbourne, le 16 juin 2011 contre Viktoria Azarenka. - D.Martinez/REUTERS

«Dégage! Les deux!» Voilà les mots adressés à son père (visant également sa mère) en plein match contre Flavia Pennetta. Menée d'une manche au moment du coup de gueule, la Française a, par la suite, trouvé la solution pour éliminer l'Italienne au troisième tour de Wimbledon. Débarrassé de son papa-coach, contraint de regarder la suite devant la télé du player's lounge, elle a renversé le cours d’un match qu’elle ne maîtrisait pas (5-7, 6-4, 9-7).

Il lui a fallu pour cela lutter contre la fatigue, les maux de ventre et la solidité en fond de court de son adversaire, increvable pendant trois sets. Après les jets de raquette et les coups de tamis sur les cuisses, Bartoli a retrouvé la niaque, son fond de commerce depuis plusieurs mois. Grâce à une volonté hors norme, celle qui se motive en hurlant au ciel des «Come on!» a arraché sa victoire après être passé à deux points de la défaite. Comme au tour précédent, la numéro 1 française a sauvé sa peau alors que son adversaire servait pour le match dans le dernier set. Elle a maintenant deux jours pour s'en remettre et préparer son huitième de finale contre Serena Williams ou Maria Kirilenko.

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