« J'ai peur de prendre trois ou quatre matchs… », avoue le milieu de terrain.
« J'ai peur de prendre trois ou quatre matchs… », avoue le milieu de terrain. - F. Elsner / 20minutes

David Phelippeau

Pour beaucoup, vendredi dernier, contre Ajaccio, il est celui qui a mis le feu aux poudres. Aurélien Capoue, exclu en compagnie de Filip Djordjevic et de deux Ajacciens, ne comprend pourtant pas qu'on lui fasse porter la responsabilité de la bagarre. Tout d'abord, très remonté envers un de nos confrères – « je te tutoie car je ne vais pas te cacher que je ne te respecte pas depuis qu'on se connaît… » –, le milieu de terrain nantais donne calmement sa version des faits. Puis, il revient sur son image de bad boy.

On vous accuse d'avoir chambré

les Corses. Que s'est-il passé ?
Le début de l'altercation a commencé sur le premier but. Je me suis mis dans le rond central pour ne pas qu'ils engagent trop vite… Là, il y a un Ajaccien qui vient vers moi et me lance des injures. Je lui ai répondu. Ensuite, sur le second but, quand je félicite Papy Djilobodji, je fais un petit clin d'œil à un Corse. A ce moment-là, quelqu'un me prend par le col, et c'est parti en bagarre générale. Il faut prendre en considération qu'on gagnait 2-0 et ça ne leur a peut-être pas plu. Je trouve mon expulsion injuste, car je n'ai fait que leur répondre…
Il y avait un contentieux avec eux ?
Oui, au match aller, après notre victoire, on avait eu un problème, car ils étaient entrés dans notre vestiaire avec leur sécurité…
Pensez-vous avoir payé

votre réputation de bad boy ?
N'avez-vous pas l'impression

de ne plus avancer

depuis deux ans ?
Ma carrière plafonne. Ce n'est pourtant pas le moment, car je prends de l'âge. J'ai 29 ans. Je suis en fin de contrat au FC Nantes. Je vais devoir donner le meilleur de moi-même pendant les trois mois qui me restent ici…