L'attaquant parisien (à g.) Abdelmounaim El Hajaoui à la lutte avec le défenseur toulousain Antoine Ponroy le 7 janvier 2011 à Toulouse.
L'attaquant parisien (à g.) Abdelmounaim El Hajaoui à la lutte avec le défenseur toulousain Antoine Ponroy le 7 janvier 2011 à Toulouse. - PASCAL PAVANI/AFP

A Toulouse, Nicolas Stival

«On entre dans l’histoire du TFC pour la deuxième fois», s’exclame l’entraîneur parisien Jean-Luc Vannuchi, radieux. «On n’a rien à envier à une équipe de L1», s’enflamme le capitaine Sadio Sankharé. Modeste 8e de National, réduit à dix pendant une grosse dizaine de minutes, le Paris FC a créé la première surprise des 32es de finale de Coupe de France, vendredi soir à Toulouse, chez le 9e de L1 (1-2).

Des récidivistes

La formation francilienne avait déjà réussi le même coup, sur un score identique, au Stadium, le 6 janvier 2008. Aucun rescapé de l’exploit précédent ne figure dans l’effectif actuel du PFC, traditionnellement chamboulé d’une saison sur l’autre. Cette fois, les héros s’appellent Youssouf Touré et Stephen Vincent.

Le premier, attaquant de pointe, a profité d’un énorme raté du défenseur toulousain Mohamed Fofana pour ouvrir la marque (24e). Le second, milieu de terrain, a doublé la mise avec la complicité du poteau, en reprenant un coup franc tiré de la droite par Jimmy Roye (51e, 0-2) «Pour un coach, cela fait très plaisir de marquer sur une combinaison travaillée à l’entraînement», savoure Vannuchi.

Et le «grand» club, dans tout ça? Après un premier quart d’heure correct, le TFC s’est liquéfié. Son passage à deux attaquants avec l’entrée de l’avant-centre danois Soren Larsen, après le second but parisien, l’a aidé à réduire la marque, par Fodé Mansaré servi par Moussa Sissoko (65e). Et c’est tout, malgré l’expulsion de l’arrière gauche du PFC Kevin Afouga (79e, deuxième avertissement), à la suite d'un tacle trop viril sur le remuant ailier gauche remplaçant Adrien Regattin…

«Une faute professionnelle»

«C’est très dur, mais on n’a que ce qu’on mérite, remarque le capitaine toulousain Daniel Congré. On a l’impression qu’ils en voulaient plus que nous.» L'entraîneur Alain Casanova évoque carrément «une faute professionnelle». Alors qu’on le croyait enfin vacciné contre les camouflets en Coupe de France, fréquent dans son histoire, le lauréat 1957, demi-finaliste en 2009, disparaît d’entrée de jeu.

Si son objectif initial, la montée en L2, semble bien compromis, le Paris FC peut quant à lui toujours rêver d’une belle épopée. «J’aimerais recevoir à Charléty», indique Vannuchi. Vincent, le second buteur, aimerait défier Saint-Etienne, son club formateur. Le PFC sera fixé dimanche, à l’issue du tirage au sort.