Le président de l'olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, lors d'un match à Tel Aviv en Ligue des champions, le 28 septembre 2010.
Le président de l'olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, lors d'un match à Tel Aviv en Ligue des champions, le 28 septembre 2010. - A.Shalit/Sipa

Stéphane Marteau à Lyon

Son attitude tranche avec celle de Claude Puel. Alors que l'entraîneur de l'OL continue d'afficher une sérénité déconcertante malgré la menace qui plane au-dessus de lui depuis plusieurs semaines, Jean-Michel Aulas est sorti de ses gonds, dimanche, à l'issue du nul concédé par son équipe face à la lanterne rouge Arles-Avignon (1-1). Le président de l'OL s'en est pris en des termes virulents à notre confrère Vincent Duluc à propos d'un article publié deux jours plus tôt dans L'Equipe qui décrivait les coulisses du club en ces temps agités. « ça ne valait pas le coup d'en faire tout un pataquès », estime Rémy Vercoutre qui affirme que « ce qui sort dans la presse, on le sait souvent avant ».

Puel dans l'expectative

Si les médias ont souvent été une cible privilégiée de Jean-Michel Aulas, son coup de sang dominical tend à démontrer que la situation actuelle le perturbe. Il semble ainsi prisonnier de l'ultimatum qu'il a fixé à son entraîneur et qui expire demain, à l'issue du match de Coupe de la Ligue face au Paris Saint-Germain. Dans un entretien accordé hier à la chaîne du club, le boss de l'Olympique Lyonnais est resté évasif sur l'avenir de Puel.

A la question de savoir si sa décision est déjà prise, Jean-Michel Aulas a déclaré qu'il allait rencontrer tous les acteurs du club et présider un conseil d'administration demain matin. « Il y a des tendances qui se dégagent avant le match face au PSG, a-t-il indiqué. Tout n'est pas lié au résultat du match à venir. Il faut partir de l'analyse pour prendre la décision d'orientation. »