Fédrigo illumine la journée... Les favoris snobent le Tourmalet...

TOUR DE FRANCE Troisième victoire française sur le Tour...

M.Go.

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 Pierrick Fédrigo à l'arrivée à Tarbes le 12 juillet 2009.

 Pierrick Fédrigo à l'arrivée à Tarbes le 12 juillet 2009. — Reuters

La 9e étape : Saint-Gaudens - Tarbes  (160, 5 Km)

Le tiercé gagnant : 1) Fédrigo 2) Pellizotti 3) Freire

Le résumé de l'étape

Finalement, il ne fallait pas trop s'attendre à rêver sur les pentes du Tourmalet. En tout cas pas avec les grimpeurs. Pendant toute cette troisième journée de haute montagne, ce sont les baroudeurs et les équipes de sprinteurs que l'on a le plus remarqués. A l'approche des premières pentes d'Aspin, ça s'agite beaucoup à l'avant du peloton. Le bon coup va partir à quatre avec Pierrick Fédrigo, Franco Pellizotti, Jens Voigt et Leonardo Duque. L'écrémage commence. Le sprinteur Duque saute dans Aspin, le rouleur Voigt explose dans le Tourmalet. Derrière, des hommes partent en contre. On pense que les grandes manoeuvres comencent. En fait, aucun favori ne va montrer le bout d'un mollet et tout ce petit monde snobe le Tourmalet en se la coulant douce. Fédrigo et Pellizotti ont bien fait de rester bons amis et travaillent dans la vallée. Le peloton revient à 40 secondes. Rabobank et la Caisse d'Epargne travaillent pour Oscar Freire et Jose Joaquim Rojas qui sont revenus aux avant-postes (c'est dire à quel point le groupe des favoris a monté le Tourmalet à un train de sénateurs). Fédrigo manoeuvre parfaitement. Il laisse d'abord passer Pellizotti à 300 mètres de la ligne, se cale dans sa roue avant de le sauter dans les cent derniers mètres. C'est parfait. Au micro de France 2, Cadel Evans répond à une question sur ses chances de gagner le Tour: «Je crois que ça dépend comment se passent les Alpes. Je vais essayer d'être imaginatif.» On est mal barré.

Pour revivre la neuvième étape en live comme-dans-la-caravane, ici

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Le point sur les maillots

Le maillot jaune: Rinaldo Nocentini
Le maillot vert: Thor Hushovd
Le maillot à pois: Egoï Martinez
Le meilleur jeune: Tony Martin


Tous les classements ici


Le Français du jour

Comment ne pas penser à Jean-René Bernaudeau? Après être passé souvent à côté de la victoire dans le Tour, le directeur sportif de la Bbox-Bouygues Telecom a connu sa deuxième victoire d'étape en une semaine (Voeckler en a déjà claqué une). Et dire qu'il cherche toujours un sponsor pour la saison prochaine.

La remarque à la con

Andy Schleck, Cadel Evans, ou Carlos Sastre qui n'attaquent pas dans le Tourmalet : ils doivent préparer un coup entre Limoges et Issoudun.


On the road with Armstrong

Comme toujours en début d'étape, Lance Armstrong a beaucoup parlé avec ses gens. Avant de passer une journée plus que tranquille dans le peloton si l'on ommet sa petite accélération pour aller chercher des échappés. Finalement l'épreuve le plus dure pour Lance en ce dimanche a peut-être été de faire du charme à Gérard Holtz pendant tout un long Stade 2.


Le loser du jour

L'ami Pellizotti a beaucoup roulé dans l'échappée des quatre. Forcément, c'est lui le meilleur grimpeur de ce petit groupe. L'Italien, troisième du Giro, aurait pu lâcher Fédrigo qu‚il sait plus rapide que lui au sprint. Oui mais il reste 70 kilomètres après le sommet du Tourmalet. Un problème insoluble. L'IItlaien choisit logiquement de rester à deux pour gérer la plaine et se fait sauter dans les cent derniers mètres. Dur.


La 10e étape: Limoges-Issoudun, mardi 14 juillet


Le résumé anticipé:
Les coureurs sortent de vingt-quatre heures de repos et nous sommes le 14 juillet. Forcément, tous les tricolores ont des fourmis dans les jambes. Pierre Rolland, Sébastien Augé, Sylvain Chavanel, Laurent Lefèbvre, Romain Feillu, Maxime Monfort et Christophe Moreau sortent dès le kilomètre 2. Au milieu de cette échappée, le Belge Stijn Devolder se demande ce qu'il fait là. Le peloton s'en fout et profite d'une deuxième journée de repos. Particulièrement les Astana, qui se remettent  de leur partie houleuse de paint ball à Limoges. C'est Johan Bruyneel qui a pensé à ce séminaire pour renforcer le collectif de l'équipe. Mais Alberto Contador a très peu apprécié se faire tirer dans le dos par Levi Leipheimer alors qu'il allait récupérer le foulard de l'équipe d'Armstrong. De toute façon, sur la route d'Issoudun, c'est l‚équipe du maillot jaune, Ag2R, qui donne le tempo. L'échappée compte dix-huit minutes d‚avance quand Sylvain Chavanel attaque à cent bornes de l'arrivée sur la troisième côte de quatrième catégorie. Il prend jusqu‚à deux minutes d'avance mais se fait reprendre à trente kilomètres de l'arrivée. Chava se cale au fond du groupe et ne roule plus. Le peloton revient, avale les échappés et Hushovd l'emporte au sprint. Cavendish a été lâché dans la première bosse de 4e catégorie et termine à 10 minutes.