La nageur français Alain Bernard fêtant son record du monde du 100m dans la piscine de Montpellier lors des championnats de France, le 23 avril 2009.
La nageur français Alain Bernard fêtant son record du monde du 100m dans la piscine de Montpellier lors des championnats de France, le 23 avril 2009. - J.P.Pelissier/REUTERS

Qu’on lui ôte sa combinaison, qu’on le prive de son record du monde du 100m sur tapis vert ou qu’on mette en doute sa capacité à glaner des titres, Alain Bernard s’en moque comme de son premier slip de bain. Le nageur d’Antibes est sûr de lui et il n’hésite pas à mettre en garde ses adversaires. Dans une interview à «L’Equipe», il assure que même si la fédération internationale n’a pas homologué sa combinaison Arena, il a «les moyens de faire encore mieux.»

Il risque donc de perdre son record du monde du 100m sur tapis vert mais compte bien le «battre cet été à Rome», lors des prochains championnats du monde. Alain Bernard prend pour le moment cette décision comme un «aléa qui fait partie du jeu», une «affaire de politique et de gros sous» qui traduit un certain «manque de respect de la Fina» vis-à-vis des nageurs.

Speedo responsable?

Mardi, la fédération internationale s’était positionnée contre le tout polyuréthane, après avoir laissé les nageurs expérimenter des modèles de combinaisons révolutionnaires en termes de gainage et de flottabilité. Ce pas en arrière est nécessaire selon Bernard, puisque les combinaisons «dénaturaient son sport» en «nivelant par le bas».

Heureux de rester quoi qu’il arrive le premier homme sous les 47 secondes, malgré la probable perte de son record, le champion olympique trouve malgré tout «aberrante» l’attitude de la fédération qui a longtemps maintenu le flou autour des combinaisons. Il avance aussi sa propre explication. «Mon analyse est la suivante: c'est peut-être Speedo, le principal sponsor de la Fina, qui a mis la pression parce qu'ils n'ont pas développé le bon produit, pour interdire les modèles concurrents». Dans ce cas, voilà un bon moyen de sortir la tête de l'eau.

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