Thierry Henry, lors de la conférence de presse à Clairefontaine, le 31 mars 2009.
Thierry Henry, lors de la conférence de presse à Clairefontaine, le 31 mars 2009. - REUTERS/Charles Platiau

Vous attendez-vous à un match plus facile que samedi sur une pelouse en meilleure état qu'à Kaunas?
Un match n'est jamais le même. Le terrain du Stade de France sera plus jouable pour aussi pour les Lituaniens. On a vu lors de leur victoire 3-0 en Roumanie, que c'était une équipe qui savait très vite sortir en contre. Comme à Kaunas, il va falloir jouer haut, ce que Toulalan et Diarra ont très bien fait dans leur rôle de milieu défensif. Et puis, on devra s'armer de patience, face aux Lituaniens on a toujours trouvé la solution en fin de match.

Samedi, vous n'avez pas marqué. Vous y accordez de l'importance?
Je ne cours pas derrière les buts à tout prix en équipe de France, sinon je ne laisserais pas les pénaltys à Franck (Ribéry). Dans notre situation, le plus important reste les trois points, peu importe le buteur.

Prenez-vous du plaisir dans cette position d'avant-centre face à une équipe aussi regroupée que la Lituanie?
Contre ce genre de formation qui évolue assez bas, tu n'as pas d'espace devant toi. A Kaunas, même leur avant-centre venait se replacer au milieu. Comme attaquant de pointe, tu dois d'abord jouer dos au but et en remise, mais je ne suis pas là pour prendre du plaisir, mais pour nous qualifier.

Avez-vous constaté une perte de confiance chez Karim Benzema?
Perte de confiance, non. A l'entraînement, je le vois tenter et les réussir des gestes techniques comme avant. Après je ne suis pas dans son corps. Dans une carrière, tu as des bas et des hauts. Tu peux te retrouver à un moment dans un club qui tourne moins bien, comme c'est le cas de Karim à Lyon. Mais je ne sens pas un gars affecté par ses performances. Samedi, dès sa rentrée il s'est crée des occasions. Le plus inquiétant, c'est quand tu ne te crée pas d'occasions.