Johnny Harlay roule pour le Racing

FOOT Un fan de Johnny Hallyday veut foutre le feu à la Meinau avec sa chanson «Bleu c'est Bleu.»...

Floréal Hernandez

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Johnny Harlay, un supporters de Strasbourg, veut faire de sa chanson "Bleu, c'est bleu", l'hymne du Racing. 

Johnny Harlay, un supporters de Strasbourg, veut faire de sa chanson "Bleu, c'est bleu", l'hymne du Racing.  — G. VARELA / 20 MINUTES

Tout le foot qu'il aime, il vient de là, il vient de Strasbourg. Johnny Harlay est fan d'Hallyday et du RCS. Et ce sosie de l'idole des jeunes veut faire de sa chanson «Bleu, c'est bleu» l'hymne du club strasbourgeois. «Il y a le titre "Noir, c'est noir". Un jour m'est venu un flash: Bleu, c'est bleu. L'idée du morceau est partie comme ça, avoue ce Mulhousien de 60 ans, connu à l'état civil sous le nom de Walter Anstett. Puis, à force de broder dessus, de fredonner, ça a commencé à avoir un sens. Aujourd'hui, le texte est parfait.»

Pour écouter «Bleu c'est bleu»

 

Le Racing et Johnny, deux passions qui ont débarqué dans la vie de Walter Anstett à la fin de son adolescence. A 17 ans, il commence à fréquenter la Meinau pour soutenir le RCS. Il est déjà assimilé à l'interprète de «Que je t'aime». «J'avais déjà la crinière, je lui ressemblais, donc les gens m'appelaient Johnny», raconte l'ancien publicitaire. Son nom de scène, il l'adoptera quelques années plus tard. «Entre 20 et 30 ans, je roulais en Harley Davidson. On m'a alors appelé Johnny Harley. Quand j'ai commencé à chanter, mon nom était tout trouvé. Mais j'ai écrit Harlay avec "AY" pour ne pas avoir de problèmes avec la marque de motos. Et puis, ça ressemble plus à Hallyday.»

Le feu à la Meinau

«Bleu, c'est bleu» symbolise les deux passions de Walter. Mais s'il fallait choisir, son coeur de rockeur ne transigerait pas: «Johnny. Toujours!» Et comme son idole en 2003, il espère bien un jour allumer le feu à la Meinau. Il a d'ailleurs contacté les dirigeants strasbourgeois. «J'ai reçu un courrier signé du président Philippe Ginestet qui me félicite de faire la promotion du club», se réjouit le chanteur derrière ses lunettes noires. Mais avant de succéder au «Virage du Krimmeri», l'ancien hymne du RCS écrit par Virginie Schaeffer, Johnny Harlay doit trouver son public. «Car en chanson, c'est toujours lui qui décide.»


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