Richard Gasquet of France holds a news conference after he withdrew from the French Open tennis tournament at Roland Garros in Paris May 26, 2008.  REUTERS/Benoit Tessier     (FRANCE)
Richard Gasquet of France holds a news conference after he withdrew from the French Open tennis tournament at Roland Garros in Paris May 26, 2008.  REUTERS/Benoit Tessier     (FRANCE) - REUTERS/Benoit Tessier

Propos recueillis par PK

Richard Gasquet a déclaré forfait quelques minutes avant son premier tour à Roland-Garros. En cause, un kyste au genou. L’occasion de faire le point sur l’état physique et moral du numéro 1 français…
Que s’est-il passé?
Samedi, après l’entraînement tout allait bien. Je sentais bien la balle, j’avais de bonnes sensations. Dès que le soir est arrivé, j’ai commencé à avoir mal au genou. Le dimanche matin, en me réveillant, je pouvais à peine poser le pied par terre. J’ai demandé à jouer mardi, cela m’a été refusé. On a tenté des piqûres de mésothérapie, et d’anti-inflammatoires, mais je ne pouvais pas courir. C’est énormément de malchance.
Tu n’as pas l’impression d’être un peu maudit depuis quatre mois?
Je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort. La saison aux Etats-Unis a été dure, j’ai été blessé, je n’ai pas très bien joué. Mais la saison dure neuf mois. Il n’y a que cinq mois qui sont finis, il en reste quatre, et je n’ai pas plus d’inquiétudes que ça. Je suis extrêmement déçu de ne pas jouer ici, mais dans deux ou trois jours, ça sera fini. Quand je referai de très bons résultats, ce qui arrivera, j’oublierai très vite ces défaites et ces blessures.
Tu as changé d’entraîneur récemment, as-tu l’impression de t’ouvrir toutes les portes. Est-ce que dans la tête, tout va bien?
Dans la tête, tout va parfaitement bien. Je n’ai pas été à 100% physiquement. C’est comme ça. Moi, franchement, je n’ai aucun souci, mais je suis déçu de ne pas jouer ici, mais je ne peux rien y faire.
Roland-Garros, c’est un tournoi où tu es très attendu. Là, tu es forfait sur blessure. Est-ce que tu n’as pas peur que les gens disent: ça y est, il n’est encore pas là au rendez-vous?
Non, le principal, c’est que mon entraîneur, mon kiné, mes parents. Les gens qui connaissent bien le tennis savent que je ne peux vraiment pas jouer. C’est ça le plus important pour moi. Je ne me mens pas à moi-même, je ne mens pas à ces personnes là ni au public. Après, le public a son propre avis, ses propres opinions que je respecte.