Ligue 1: Comment le Losc peut trouver 25 millions d'euros d'ici la fin janvier?

FOOTBALL Le club doit présenter cette garantie financière à la DNCG d'ici lau 31 janvier pour s'éviter de nouvelle sanctions...

Francois Launay

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Gérard Lopez, ici lors d'une conférence de presse en janvier 2017.

Gérard Lopez, ici lors d'une conférence de presse en janvier 2017. — FRANCOIS LO PRESTI / AFP

C’est la question qui empoisonne le quotidien du Loscactuellement. Mal en point sportivement à mi-saison (18e de Ligue 1), le club nordiste est aussi en mauvaise santé financière. A tel point que la DNCG a interdit le club de recrutement cet hiver et pourrait sévir encore plus au printemps si Lille ne présente pas rapidement une garantie financière de 25 millions d’euros d’ici au 31 janvier. Alors comment trouver cet argent ?

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Lille n’a pas fait appel

La décision a de quoi interpeller. Alors que le club comptait se renforcer cet hiver, la décision de la DNCG prononcée le 12 décembre dernier a tout bouleversé. Mais une décision interpelle. Pourquoi le LOSC a-t-il refusé de faire appel ? Il semblerait que le club nordiste ne voulait pas aggraver son cas devant le gendarme du foot français à l’issue d’un rendez-vous peu convaincant. Devant l’instance, Gérard Lopez et Marc Ingla ont rappelé leur projet basé sur de fortes plus values à la revente de joueurs. Mais les sommes espérées n’ont convaincu personne.

Exemple avec Thiago Maia, acheté 14 millions d’euros, a un potentiel de revente de 50 millions d’euros selon les dirigeants nordistes. Sauf qu’au bout de six mois, Maia a du mal à s’imposer et joue le maintien avec Lille. Même chose pour Amadou estimé à plus de 25 millions d’euros selon Lopez et Ingla.

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Trop aléatoires, ces prospections ont été rejetées par la DNCG qui voulait une vraie garantie financière et pas de suppositions pour valider le budget nordiste. A priori, au vu de la décision de ne pas faire appel, Lille n’avait pas de plan B à présenter.

Lopez n’a pas remis d’argent dans les caisses

Obligé de trouver 25 millions d’euros, Lille ne pourra pas s’en remettre cette fois-ci à son propriétaire. Après voir levé plus de cent millions d’euros auprès de fonds d’investissement au moment de sa prise de pouvoir, Gérard Lopez n’a pas réussi à convaincre pour l’instant de nouveaux investisseurs.

« Les investisseurs veulent bien investir s’il y a des plus-values à la clé mais pas pour résorber un déficit», nous confie cyniquement un proche du dossier. Du coup, il y a vraiment de quoi se poser des questions sur la surface financière du patron du Losc.

Quand Michel Seydoux était président du club, il se portait caution personnelle en cas de problème devant la DNCG. Ce qui a permis au Losc de passer souvent sans encombre cet examen de contrôle. A priori, le profil de Lopez, qui a emprunté l’argent pour acheter Lille, semble moins convaincant. Ce qui est tout sauf rassurant.

Des départs inévitables de joueurs.

Sans nouvel apport d’investisseurs d’ici le 31 janvier, le Losc n’a donc pas d’autre choix que de vendre des joueurs pour faire entrer de l’argent frais. Interdit de recrutement, le club va donc aussi s’affaiblir sportivement. Car il est peu probable que la vente d’un seul joueur suffise pour ramener 25 millions d’euros.

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Dossier le plus urgent : celui qui concerne Ibrahim Amadou. Acheté deux millions d’euros en 2015 à Nancy, le capitaine nordiste va sans doute quitter le LOSC cet hiver avec une belle plus value à la clé.

Reste qu’au maximum, le milieu de terrain, convoité par des clubs anglais, devrait rapporter 15 millions d’euros à Lille. Si le marché anglais est dérégulé avec des droits télé exorbitants, les clubs britanniques, qui ne sont pas des pigeons, sont au courant des difficultés financières du club. Et sont donc en position de force pour négocier avec des dirigeants obligés de vendre. Dans ce contexte, on voit mal comment un deuxième joueur important de l’effectif ne quitterait pas le Nord cet hiver. A moins d’un apport financier tombé du ciel…

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