Ligue 1: Christophe Galtier «n'a pas hésité une seule seconde» avant de remplacer Bielsa à Lille

FOOTBALL Le nouveau coach nordiste a été officiellement présenté à la presse...

J.L. avec AFP

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Christophe Galtier, le 21 septembre dernier lors du match entre Nantes et l'ASSE (0-0).

Christophe Galtier, le 21 septembre dernier lors du match entre Nantes et l'ASSE (0-0). — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

« Je n’ai pas hésité une seule seconde quand Lille est venu me voir. » Christophe Galtier en a sans doute rajouté un peu, mais l’ancien coach stéphanois est apparu très motivé au moment de sa présentation comme nouvel homme fort du Losc.

« J’ose espérer qu’on ne m’a pas pris pour faire la police »

« On va mettre les joueurs devant leurs responsabilités. Il serait trop facile de dire que c’est la faute de ceux d’avant. Ils vont devoir être devant leurs responsabilités. S’ils le font, on va faire une bonne 2e partie de championnat. Je suis convaincu qu’il y a du potentiel, mais il ne faut pas s’endormir sur ça. Il faut prendre conscience de la situation.»

Actuellement 18e et barragiste, Lille n'a gagné que cinq matchs dans la première moitié de saison et si Marcelo Bielsa a payé les mauvais résultats, il a aussi été lâché en interne par des joueurs qui n’en faisaient visiblement qu’à leur tête. Pour autant, Galtier refuse d’endosser le costume du père fouettard : « J’ose espérer qu’on ne m’a pas pris pour faire la police. Je vais demander aux joueurs de faire la police eux-mêmes. J’aime bien définir un cadre de travail. On ne peut pas être hors limites, mais à l’intérieur, je veux que les joueurs soient libres et heureux d’être entre eux. »

« On n’est pas obligé de vendre. On va toujours écouter les offres »

Ancien joueur du Losc dans les années 1990, Galtier connait déjà l'environnement et aussi le contexte : ses dirigeants, dans le viseur de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), n’ont pas les moyens de lui acheter un seul joueur pour le mercato, même si Marc Ingla, également présent, a indiqué que l’effectif pourrait au moins rester en état : « On n’est pas obligé de vendre. On va toujours écouter les offres, mais la dernière chose qu’on va faire c’est affaiblir le projet sportif. » C’était un peu près le discours tenu avant la vente de De Préville le 31 août dernier, mais notre homme sait où il met les pieds…