• Peu utilisé avant l'arrivée de Sabri Lamouchi, le milieu offensif des Rouge et Noir semble avoir gagné la confiance du technicien franco-tunisien.
  • Il ne lui reste plus qu'à être plus efficace devant le but pour s'installer définitivement dans le onze de départ de l'équipe en forme du moment.

Titularisé lors des quatre premiers matchs de Sabri Lamouchi à la tête du Stade Rennais, Adrien Hunou (deux buts et une passe décisive sur la période) savoure le fait d’enchaîner (enfin) les rencontres en Ligue 1. Le milieu offensif, présent ce jeudi en conférence de presse, devrait encore être aligné d’entrée face au FC Metz, samedi soir (20 heures).

Au vu du parcours des Messins à domicile, c’est l’occasion rêvée de poursuivre la belle série actuelle (sept victoires sur les huit dernières sorties, toutes compétitions confondues), non ?

Oui, c’est sûr ! À nous de confirmer cette belle semaine qui vient de s’achever. Même un nul serait une contre-performance, et le plus important, c’est de se concentrer sur nous-mêmes. De gros matchs nous attendent derrière, mais il y aura autant de points à prendre à Metz. En décrocher trois là-bas nous permettrait de rester dans le bon wagon.

Avez-vous peur d’être l’équipe qui relancerait les Grenats ?

Devant son public, on aura forcément affaire à une formation revancharde. Ils vont faire en sorte de casser cette spirale négative. Mais nous aussi, on commence à faire peur, donc notre adversaire nous redoute également. C’est bien d’arriver avec plus de force pour remporter ce match. Il y a quelques semaines, on ne nous voyait pas dans cette situation. On sait d’où on vient, on garde les pieds sur terre.

Concrètement, c’est quoi, « la patte Lamouchi » ?

Ce sont vraiment les détails qui font qu’à un moment donné, les matchs vont tourner en notre faveur. Il est très proche de ses joueurs, et ça se ressent au niveau des résultats. C’est tout bénéf' pour tout le monde ! Il nous parle beaucoup, y compris après les entraînements. Bien sûr, il ne nous fait pas de cadeaux, mais ce type de relationnel met pas mal de joueurs en confiance. Si c’est mon cas ? Je commençais à rejouer avec Christian Gourcuff, donc on va dire que c’est une continuité.

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Il vous est très rare d’enchaîner les matchs en L1. Il n’y a qu’à Clermont (Ligue 2), finalement, que vous l’avez fait…

Ça fait énormément plaisir, surtout que j’ai vécu une période un peu difficile. On sait que dans le foot, tout va très vite. Je me suis réfugié dans le travail, et c’est vrai aussi que je suis tombé dans un moment où l’équipe tournait très bien. Tant mieux pour moi, et avant tout pour le club.

Quel est le poste où vous vous sentez le plus à l’aise ?

Au milieu, en soutien de l’attaquant. J’aime bien cette liberté. Après, quand je suis sur les côtés, j’aime aussi « rentrer ». On n’est pas forcément structurés, donc c’est à nous de mettre du mouvement et de se trouver.

Le coach estime que vous manquez parfois de lucidité dans le dernier geste. Comment faites-vous pour tenter d’améliorer cet aspect du jeu ?

C’est vrai que je pèche un peu dans les derniers mètres, mais je pense que ça va venir au fil des occasions. J’ai au moins le mérite de me procurer quelques situations intéressantes à chaque match. À moi de rester dans cette lignée, car il est important d’être décisif.

Sabri Lamouchi a également révélé que le groupe avait écouté du Johnny Hallyday, mercredi…

Il y en avait dans les vestiaires, aussi en salle de musculation [à l’initiative du fan Wahbi Khazri]. On a tous grandi avec Johnny, et pour tout ce qu’il a fait, c’est un bel hommage qu’on a pu lui rendre.