• Le Bordelais d'origine qui a disputé huit saisons aux États-Unis est de retour au bercail depuis un mois.
  • Connu pour son jeu physique, il est un renfort de poids pour les Boxers de Bordeaux.
  • Sa maman, médecin à la patinoire les soirs de match, le suit avec attention.

Son surnom de « French Assassin » donné par quelques médias US fait sourire Benjamin Dieudé-Fauvel, pas du genre à se formaliser. « J’adore jouer physique et c’est très apprécié là-bas, je pense que c’est un surnom gentil. »

Le hockeyeur de 31 ans, qui évolue en défense, a décidé de se poser à Bordeaux, sa ville natale, au début du mois de novembre. Sa réputation, forgée par un jeu dur, le conduit régulièrement à être le joueur le plus pénalisé de son équipe et il a même été élu « meilleur cogneur » une année aux États-Unis. Son entraîneur aux Bucks de Laredo (Texas) résumait : « Il frappe comme un camion ! Il est intransigeant et ne recule devant personne ».

Retour au bercail

Son actuel entraîneur Philippe Bozon n’y voit aussi que du positif : « Benjamin s’est intégré rapidement à la fois au groupe mais aussi aux systèmes de jeu. Il aligne les bonnes perfs, il est régulier et joue du bon hockey ». Au milieu d’un effectif miné par les blessures, « il a permis à d’autres en défense d’élever leur niveau » ajoute coach Bozon.

Après 8 saisons à ferrailler aux 2e et 3e échelons nord-américain dans des franchises aux noms exotiques – Elmira Jackals, Quad City Mallards ou encore Missouri Mavericks – « je suis content de rentrer, je me sens bien, et franchement j’aimerais bien gagner des titres ici » confie « Dieudéf ».

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En France les supporters de Ligue Magnus redécouvrent son style tout en puissance. « Il nous amène un impact physique, relance Philippe Bozon. Il a un caractère très gentil, mais quand il s’y met ça peut faire très mal, et je pense qu’il peut le faire encore un peu plus… » Les supporters des Boxers attendent de voir ça.

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Quand il joue à la patinoire Mériadeck de Bordeaux, parmi le public, il y en a une qui le suit tout particulièrement. Sa maman, Marie-France, fait partie des médecins officiels autour de la glace les soirs de match, alors évidemment elle préfère ne pas le voir de trop près : « Il y a le médecin qui traite tous les joueurs pareil et puis la maman, forcément beaucoup plus anxieuse. S’il se passe quelque chose je laisserai peut-être un confrère s’en occuper ».

Sur le jeu agressif de son fils ? « Oh vous savez depuis qu’il a quatre ans il joue comme ça. Je n’ai jamais raté un match même quand il était aux États-Unis, et à la télé, franchement, c’est plus facile : on se rend moins compte des bruits, des chocs, du sang… » Et lui, sourire en coin : « Si j’ai besoin d’un docteur je sais qu’elle n’est pas loin ».