VIDEO. Coupe Davis: Le long monologue de Noah, les vacances de Goffin, l’absence de Monfils, on vous raconte les coulisses de la victoire des Bleus

TENNIS Tout ce que nous avons vu pour vous au stade Pierre-Mauroy...

Julien Laloye

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L'équipe de France a remporté sa dixième coupe Davis, le dimanche 26 novembre 2017

L'équipe de France a remporté sa dixième coupe Davis, le dimanche 26 novembre 2017 — SIPA

De l’un de nos envoyés spéciaux à Lille,

Seize ans qu’on attendait, et ça valait le coup, même s’il a manqué la dramaturgie d’un cinquième match vraiment serré pour rendre inoubliable ce week-end de Coupe Davis. Les Bleus l’ont fait, ils ont même tous ramené un point, et leur joie enfantine faisait plaisir à voir quand on sait toutes les rancœurs et les frustrations qui pesaient sur cette génération maudite dans l’épreuve.

20 minutes vous raconte les coulisses d’une victoire tellement attendue.

La dignité de Steve Darcis

Au bord des larmes au changement de côté juste avant le dernier jeu de la finale contre Pouille, Darcis avait retrouvé de la contenance en conférence de presse. Comme vendredi, il a même tenté de détendre l’atmosphère côté belge, et on n’en avait que plus d’amour pour lui. Largement diminué par une douleur au coude, le 76e joueur mondial n’a été que l’ombre de lui-même sur le court. Pourtant, il n’a jamais cherché d’excuses, rendant simplement hommage à Tsonga, puis à Pouille. La classe.

« Je m’étais bien entraîné ces quinze derniers jours et j’avais de bonnes sensations mais j’ai perdu contre deux joueurs beaucoup plus forts que moi. J’ai pris deux branlées, tout simplement. »

 

« Champions du monde », vraiment ?

On a un peu tiqué au moment de l’annonce du vainqueur et la montée sur le podium. Les Bleus, puisque c’est l’idée même la Coupe Davis, ont été présentés comme « les champions du monde de tennis » 2017 devant la Belgique. C’est un peu grandiloquent quand on sait que pas un joueur français ne s’est qualifié cette saison pour les demi-finales d’un Grand Chelem, par exemple

Le long monologue de Noah

Le capitaine de l’équipe de France a avalé beaucoup de couleuvres depuis deux ans, et on l’a senti parfois désarçonné face à des garçons dont il avait du mal à sentir les ressorts intérieurs. Comme s’il avait voulu exorciser tout ça, Noah a parlé dix minutes sans interruption pendant la conférence de presse victorieuse. Et il n’a rien caché des difficultés du job

« C’est dur parce que quand tu n’as pas gagné depuis seize ans, tout le monde s’habitue à perdre. Ça m’a défoncé la gueule en demie, cette culture de la lose. On n’a pas de revanche à prendre, mais c’était dur, les Belges sont arrivés légers, nous, on avait un truc lourd qui pesait sur nous, c’est pas notre faute quand on perd. »

 

Où était Monfils ?

Gilles Simon, Jérémy Chardy, Nicolas Mahut, Julien Benneteau n’ont pas joué la finale, mais ils sont tous sur la photo du vainqueur et rentreront à la maison avec un petit saladier souvenir pour avoir apporté leur pierre à l’édifice pendant la campagne. Le seul absent ? Gaël Monfils, qui ne s’est pas pointé du week-end. Parce que ça lui faisait trop de mal de ne pas pouvoir être sur le terrain sans doute. Comme une illustration des malentendus entre le Parisien et la Coupe Davis.

Mauresmo se voit bien en future capitaine

Discrète supporter pendant trois jours tout en haut de la présidentielle, Amélie Mauresmo a confirmé qu’elle allait bientôt revenir dans le circuit. Dans quelles fonctions ? Coach de l’équipe de France de Coupe Davis semble la botter un max : « Ça donne envie de revenir, c’est vrai, maintenant que l’année sabbatique touche à sa fin. Etre capitaine, pourquoi pas, le moment venu. Ce sont des moments extraordinaires à vivre. »

La fausse question pas si fausse que ça de Loïc Courteau

La conférence de presse des Bleus a parfois été lunaire, comme quand ils ont demandé en ne rigolant qu’à moitié aux journalistes de les applaudir en rentrant dans la salle. Il y a eu un vrai moment de grâce, pourtant, avec Loïc Courteau, membre du staff tricolore, qui a pris le micro pour poser une question à Gasquet en imitant son accent du sud. On ne se souvient pas de la tirade mot pour mot, mais l’esprit était taquin, très taquin. « Richard, on sait que le tennis c’est dur, que les Belges c’est très fort, mais qu’est-ce que ça vous fait de remporter cette Coupe Davis » ?

La mise au point de Gasquet

Puisqu’on parle du loup, le plus beau revers à une main de l’histoire de ce sport (n’ayons pas peur des mots) n’a pas dit grand-chose. Mais il a quand même eu le temps de glisser un petit tacle à l’assistance.

« On a jamais demandé à être appelés les Mousquetaires, c’est une appelation grotesque. On est très heureux, tous très amis, et pour nous c’est exceptionnel de gagner cette Coupe Davis ça fait longtemps qu’on court après. »

Les vacances pourries de Goffin

C’est Clémence Pouille, la compagne de Lucas, qui nous l’a appris. Les couples Pouille, Herbert, Tsonga et Goffin, très proches en dehors du circuit, partent en vacances ensemble la semaine prochaine. On la souhaite bien bonne au Belge qui va devoir supporter un chambrage appuyé alors qu’il a explosé tout le monde ce week-end.