• Arrivé en juin à Lille, l'enraîneur a été suspendu de ses fonctions mercredi soir. 
  • Il paie les mauvais résultats du club mais aussi ses mauvaises relations à plusieurs niveaux. 

Le timing de l’annonce a surpris, pas forcément la décision. Mercredi soir, le Losc a donc décidé de se séparer de Marcelo Bielsa, son entraîneur arrivé en juin dernier dan le Nord.

Au vu des mauvais résultats du club depuis le début de saison (19e après 13 journées), le statut de l’Argentin était fragilisé depuis plusieurs semaines. Juste avant la trêve internationale, un succès à Metz après neuf matchs sans victoire lui avait permis de sauver sa peau. Mais le sursis aura duré moins de trois semaines. La défaite de lundi à Amiens (3-0) a donc précipité la chute d’El Loco renvoyé pour des raisons sportives mais pas seulement.

Des relations compliquées avec les joueurs

Bissouma, un milieu aligné au poste de latéral droit. Maia, un milieu défensif repositionné latéral gauche ou encore Nicolas Pépé, un attaquant de couloir systématiquement aligné en pointe. Depuis le début de saison, les choix du coach ont interpellé plusieurs fois les joueurs lillois qui avaient aussi du mal à comprendre la tactique de leur entraîneur adepte de l’original 3-3-3-1. Et les mauvais résultats n’ont rien arrangé dans le vestiaire.

Des relations tendues avec les dirigeants.

Si Bielsa s’entendait plutôt bien avec Marc Ingla, directeur général du club, c’était l’inverse avec Luis Campos. Conseiller spécial du président Gérard Lopez en charge du recrutement, le Portugais avait travaillé avec le coach argentin lors du mercato. Mais Bielsa, qui a validé toutes les recrues, ne suivait pas les conseils de Campos qui avait voulu renforcer l’équipe par des joueurs d’expérience en fin de mercato.

Un désaveu qui avait poussé le dirigeant à quitter le Nord pendant plusieurs semaines avant d’y revenir dernièrement. Au Losc, il y avait les pro-Bielsa et les pro-Campos mais il n’y avait de la place que pour une seule personne. Gérard Lopez a donc tranché mercredi.

Des relations inexistantes avec les salariés

Au Losc, Marcelo Bielsa inspirait au mieux la terreur. Pas d’un naturel forcément avenant, l’entraîneur lillois ne faisait rien pour se rendre populaire au sein du club. Pour lui parler, il fallait d’abord par ses adjoints qui lui remontaient les messages. Et la chaleur humaine n’était pas son fort non plus. Différents éducateurs du club ne comprenaient pas pourquoi l’entraîneur refusait de leur dire bonjour en serrant la main. C’est peut-être un détail pour vous mais dans un club, ça veut dire beaucoup…