Inde: Maria Sharapova citée dans une enquête pour escroquerie immobilière

TENNIS Les forces de l'ordre s'intéressent à un projet avorté de tour de luxe à Gurgaon, près de New Delhi...

20 Minutes avec AFP

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Maria Sharapova lors d'un entraînement à Tianjin, le 14 octobre 2017.

Maria Sharapova lors d'un entraînement à Tianjin, le 14 octobre 2017. — Rob Prange/Shutterstock/SIPA

La star du tennis russe Maria Sharapova, ex-N°1 mondiale, est sous le coup d'une enquête en Inde autour d'une escroquerie immobilière présumée, a indiqué mardi la police locale. Les forces de l'ordre s'intéressent à un projet avorté de tour de luxe à Gurgaon, ville-satellite de New Delhi, nommée «Ballet by Sharapova» et auquel la quintuple vainqueur de Grand Chelem prêtait son image. Elle s'était notamment rendue dans le pays en 2012 pour le lancer.

«Nous avons ouvert une enquête pour escroquerie sur injonction de la justice», a déclaré un responsable de la police, Arvind Sharma, confirmant que la Russe était visée par une plainte dont l'AFP a également consulté une copie. Les promoteurs auraient reçu des millions d'euros de personnes désireuses d'acquérir des logements dans cette tour mort-née. Le complexe promettait notamment d'accueillir un centre de formation de tennis.

«Personne n'aurait investi dans ce projet s'il n'y avait pas le nom de Sharapova dessus»

Prévu pour être achevé en 2016, il a finalement été abandonné par ses développeurs. «Toute célébrité qui soutient un produit devient techniquement un agent de cette société. Personne n'aurait investi dans ce projet s'il n'y avait pas le nom de Sharapova dessus», a dit Piyush Singh, avocat d'un plaignant. Des appels à la société immobilière, Homestead Infrastructure Development Pvt Ltd, n'ont pas abouti. Cette entreprise a cessé son activité, selon M. Singh.

Maria Sharapova, 30 ans, a remporté le mois dernier son premier titre WTA depuis son retour sur le circuit en avril, après avoir purgé une suspension de 15 mois pour dopage. Elle a gagné près de 30 millions de dollars en 2015 selon le magazine Forbes, dont 23 millions issus de droits d'utilisation de son image pour des projets comme celui de Gurgaon.