Allemagne-France: «Ça nous fait chier», les Bleus se seraient bien vus taper les Allemands

FOOTBALL Ils sont vraiment passés à ça…

Nicolas Camus

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La déception des Français N'Zonzi et Varane, après l'égalisation de l'Allemagne à la dernière minute du match amical entre les deux équipes, le 14 novembre 2017 à Cologne.

La déception des Français N'Zonzi et Varane, après l'égalisation de l'Allemagne à la dernière minute du match amical entre les deux équipes, le 14 novembre 2017 à Cologne. — Roland Weihrauch/AP/SIPA

  • La France a fait match nul contre l’Allemagne mardi soir à Cologne (2-2).
  • Ils ont concédé le but de l’égalisation à la 93e minute.
  • Leur déception après la rencontre, bien qu’amicale, montre un bel état d’esprit à quelques mois de la Coupe du monde.

De notre envoyé spécial à Cologne,

On l’aime déjà, ce petit Benjamin Pavard. Il fait le boulot sur le terrain et c’est une belle trouvaille, d’abord, même s’il faudra le revoir pour en être définitivement certain. Et puis surtout, il est frais et direct devant les micros, et ça fait plaisir à entendre. Quelques minutes après le match nul concédé par l’équipe de France au fin fond des arrêts de jeu, mardi en Allemagne (2-2), le jeune défenseur de Stuttgart a été le plus cash pour exprimer le ressenti des Bleus.

« On est super déçus. On aurait pu marquer le troisième but, on ne l’a pas fait et finalement on en encaisse un. Ça nous fait chier, même si on n’a pas perdu et c’est le principal. Ça reste positif, on a fait une très bonne partie. C’est juste ce but à la fin qui nous emmerde ».

Forcément, après, les interventions des autres ont paru un peu fades. « C’est dommage » (Lucas Digne), « le scénario est cruel » (Christophe Jallet), « ce match on doit le gagner » (Samuel Umtiti), « il y a de la frustration de prendre ce but » (Blaise Matuidi), « on aurait aimé terminer l’année sur une victoire » (Corentin Tolisso)… Les termes sont plus convenus, mais finalement c’est ce qu’il y a derrière qui nous importe.

Chaque joueur passé en zone mixte a affiché son dépit, même pour un match amical, même avec une équipe largement remaniée, composée de joueurs quasiment tous à moins de 20 sélections et ne dépassant pas les 25 piges. « Passer si près, ça fait toujours mal », appuie Jallet. « Ils n’avaient pas perdu depuis presque deux ans [depuis la demi-finale de l’Euro, en fait], et on les a fait douter, même plus que ça. Ça aurait été bien de battre le champion du monde en titre », ajoute Digne.

Le champion du monde en question était lui aussi en configuration tests, avec notamment un inconnu, un tracteur et un milieu de terrain en défense, mais dans l’esprit ça ne change pas grand-chose. Le ressenti, c’est que les Bleus sont déjà tournés vers la Coupe du monde en Russie et ne veulent rien laisser en route d’ici là pour y arriver pleine bourre. Dans les bonnes nouvelles qui sont venues égayer la fraîche soirée de Cologne, ce n’est pas la moins importante.