VIDEO. D'Instagram au high-kick de Guimarães... La chute de Patrice Evra à l'OM en cinq épisodes

FOOTBALL Evra à l'OM, une série Netflix (mais sans Depardieu)...

W.P.

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Rolando et Doria raccompagnent Patrice Evra, hagard, après son coup de sang.

Rolando et Doria raccompagnent Patrice Evra, hagard, après son coup de sang. — Luis Vieira/AP/SIPA

  • Patrice Evra a frappé à deux reprises des supporters marseillais qui l'avaient chambré pendant l'échauffement précéndant le match Guimarães en Ligue Europa
  • Le défenseur de l'OM a été expulsé avant la rencontre
  • Ce dérapage s'inscrit dans la lignée d'un lent déclin à Marseille

« L’important ce n’est pas la chute… » Tant mieux pour Patrice Evra. Car l’international français poursuit sa chute du 125e étage du football européen sous l’impulsion de l’impitoyable pesanteur terrestre. Pour les couche-tôt, on vous refait le film de jeudi soir, à Guimarães.

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Pendant l’échauffement, et donc avant la rencontre, des supporters de l’OM ont allègrement chambré Patrice Evra, lequel a très peu apprécié la chose. En résulte un immense bordel : le Marseillais enjambe le panneau publicitaire, des supporters viennent à sa rencontre, il décoche une droite, se fait ceinturer par Doria qui l’éloigne, réussit à échapper à son marquage - étonnant n’est-ce pas ? - revient à la charge pour lâcher un high-kick galactique puis se fait expulser par l’arbitre avant le match.

Cet épisode devrait, on imagine, sceller le sombre destin de tonton Pat' au Vélodrome. Une chute vertigineuse qui s’est dessinée en cinq chapitres.

  • Son clash avec « Duarig »

Konami devrait songer à recruter Patrice Evra pour nommer clubs et joueurs sans licence dans les prochains PES. Après Tournevis, et Fernandel, Pat remet au mois d’avril ça avec Christophe « Duarig » aka Dugarry.

« S’il a un problème avec moi, qu’il vienne à Marseille, on en parle, on en discute, y a pas de soucis. Moi je le respecte, champion du monde, champion d’Europe, mais bon… Je pense que dans tout ça, c’est la seule personne au monde qui sait le nombre exact de poils pubiens que Zinédine Zidane a sur ses bijoux de famille », avait-il balancé. En vidéo, ça donne « ça ».

  • Son match cataclysmique contre Rennes (2/10 dans L’Equipe)

L’épisode du Stade Rennais est un peu un medley des meilleures techniques de Patrice Evra :

>> Première étape, la déclaration d’avant-match en conférence de presse qui la fout mal. « Hâte de jouer contre Rennes, de prendre 3 points et d’enchaîner », pour oublier la claque reçue à Louis II contre Monaco dix jours plus tôt (6-1).

>> Deuxième étape, faire un match immonde et perdre (3-1). Et quand on parle de faire un match immonde, ça veut dire être noté 2 dans L’Equipe. Petit plaisir coupable, on se refait ce billet de légende.

>> Troisième étape, se faire pourrir par Rennes après l’avoir bien mérité. Si ça, c’est pas le summum de la lose.

  • L’étrange étalage de sa générosité après la déroute rennaise

Comme si ça ne suffisait pas, Patrice Evra allait défrayer la chronique dès le lendemain en s’affichant en train de faire l’aumône dans les rues de Marseille. La vidéo, postée sur son compte Instagram, a été très mal perçue par la majorité des supporters. Sans doute parce que la publication était accompagnée d’un sous-entendu un poil déplacé à l’attention des haters : « Et vous, qu’avez-vous fait aujourd’hui ? Avez-vous aidé quelqu’un ? Ou vous êtes-vous juste plaints en accusant les autres ? », peut-on lire en anglais.

  • « J’aime où il y a la merde »

Maladresse du jour, bonjour. Dans un entretien accordé à La Provence, début septembre, le latéral-gauche évoque son choix de signer à l’Olympique de Marseille et a choisi pour répondre des mots que l’on qualifiera volontiers de surprenants.

« J’ai choisi l’OM car beaucoup de personnes m’ont dit de ne pas venir, à cause de l’ambiance chaude, des gens qui oublient vite, a-t-il enchaîné. Moi, j’aime où il y a la merde. Je suis comme ça, on ne me changera pas, j’ai besoin de ça. »

Interview dans laquelle il avouait aussi ne pas être venu pour jouer les doublures. Pour le coup, il risque désormais d’être encore moins que ça.

  • Guimarães, l’épisode de trop

House of cards a eu sa saison de trop - et on ne parle pas des accusations agressions sexuelles de Kevin Spacey - et donc Pat Evra son dérapage de trop. Si c’est pour faire du drift, autant piloter une voiture de rallye, en plus ça réussit plutôt bien aux Français. Où entrer dans le casting de Fast and Furious, qui ajoute la baston au patinage sur roues. On ne jugera pas l’immense carrière du latéral tricolore sur ses déboires. Vaut mieux pas.

En tout cas, c’est fort dommage. Après avoir réussi à redorer son blason après 2010 au prix d’un dur labeur, Evra a tout gâché en pétant un câble à Guimarães, jeudi. Ce n’est pas sur un supporter qu’il a envoyé un high-kick mais sur un chateau de cartes : celui sur lequel reposait sa réputation. La chute est douloureuse, mais l’atterrissage risque de faire encore plus mal.