Affaire Al-Khelaïfi: Valcke jure qu'il «n'y a jamais eu d'échange» entre Nasser et lui

FOOTBALL L'ancien numéro 2 de la FIFA a été mis en examen pour corruption...

W.P., avec AFP

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Jérôme Valcke avait précédemment été condamné à une suspension de 10 ans par la justice interne de la Fifa

Jérôme Valcke avait précédemment été condamné à une suspension de 10 ans par la justice interne de la Fifa — Felipe Dana/AP/SIPA

Ce n’est pas vraiment une surprise. Mis en examen pour corruption en lien avec l’octroi de droits média pour plusieurs Coupes du monde de football, affaire dans laquelle est également impliqué le président du Paris Saint-Germain et leader du groupe beIN Sports, Nasser Al-Khelaïfi, Jérôme Valcke nie en bloc les accusations dont il fait l’objet.

« Ils disent qu’il y a eu des versements d’argent de Nasser à moi contre la vente de droits à un tarif présidentiel. Mais je n’ai rien reçu de Nasser », déclare l’ancien secrétaire général de la Fifa dans un entretien au quotidien sportif français L’Equipe. « Il n’y a jamais eu d’échange entre Nasser et moi. Jamais. »

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Le ministère public de la Confédération (MPC) helvétique a annoncé jeudi avoir ouvert une enquête le 20 mars 2017, à l’encontre à la fois de Jérôme Valcke, déjà suspendu 10 ans pour d’autres faits de corruption, et du Qatari Nasser Al-Khelaïfi, « en lien avec l’octroi de droits média pour les Coupes du monde de football ».

« Ce n’était pas mon choix »

Jérôme Valcke est soupçonné d’avoir « accepté des avantages indus […] de la part d’un homme d’affaires dans le domaine des droits sportifs en ce qui concerne les Coupes du monde de football de 2018, 2022, 2026 et 2030, et de la part de Nasser Al-Khelaïfi en ce qui concerne les Coupes du monde de la Fifa de 2026 et 2030 », a précisé le MPC.

Le groupe beIN Media a réfuté jeudi « toutes les accusations portées » par la justice. Jérôme Valcke « réfute les accusations contre (lui) ou contre Nasser ». Il explique dans L’Equipe que « tout ce qui est négociation de droits télé a toujours été fait par le département concerné et la décision finale était toujours dans les mains de la commission des finances et du comité exécutif de la Fifa. Ce n’était pas mon choix, ma décision ou mon pouvoir de faire ce genre de transaction sans que cela soit validé.