US Open: Nadal écarte Del Potro et jouera le titre contre l'étonnant Kevin Anderson

TENNIS Rafael Nadal est venu a bout de Juan Martin Del Potro en quatre manches vendredi soir...

W.P., avec AFP

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Rafael Nadal a mis du temps à rentrer dans son match

Rafael Nadal a mis du temps à rentrer dans son match — Ella Ling/Shutterstock/SIPA

Juan Martin Del Potro ne jouera pas une seconde finale à Flushing Meadow. Pour l’Argentin, c’était trop. Trop d’enchaîner Roger Federer puis le numéro un mondial Rafael Nadal. La tour de Tandil, qui avait pourtant réalisé une bonne entame de match, n’a rien pu faire quand l’Espagnol a élevé son niveau de jeu. Rafa sl'a donc emporté en quatre manches en ne concédant que cinq jeux dans les deux derniers sets (4-6, 6-0, 6-3, 6-2).

« Cette saison est incroyable après des passages difficiles lors des précédentes années. D’un point de vue émotionnel, cette année est vraiment très forte », a insisté Nadal. L’Espagnol, battu en finale de l’Open d’Australie par Federer en janvier et sacré pour la dixième fois à Roland Garros en juin, tentera dimanche de décrocher le 16e titre du Grand Chelem de sa carrière, son troisième à Flushing Meadows après 2010 et 2013

Nadal se méfie de la menace Anderson

Mais alors que beaucoup voyaient en son duel avec Del Potro une finale avant la lettre, Nadal se méfie de son prochain adversaire, Kevin Anderson, même si le 32e mondial, également vainqueur en quatre sets de sa demie contre Carreño-Busta, disputera sa première finale d’un tournoi de ce standing.

« Je le connais depuis qu’on est gamin, c’est toujours quelqu’un de très compliqué à jouer en raison de sa puissance, il joue très bien en ce moment », a prévenu Rafa qui mène quatre victoires à zéro au bilan de leurs confrontations.

Anderson a fait plier en deux heures et 49 minutes de jeu, avec son puissant service et ses incessantes montées au filet, son adversaire qui n’avait pas perdu un seul set jusque-là. Il a les armes et le jeu pour inquiéter le numéro un mondial. Quoi qu’il arrive, avec cette victoire, il est devenu le joueur le moins bien classé à accéder à la finale de l’US Open et le plus grand - en taille (2,03 m) - à pareille fête.

« Je suis au septième ciel, il y a neuf mois on m’a dit que je devais me faire opérer d’une hanche et maintenant, je suis en finale dans l’un des plus grands tournois du monde », a rappelé Anderson qui affiche à son palmarès trois titres dans des tournois mineurs (Johannesburg, Delray Beach, Winston-Salem), quand Nadal en totalise 73… La magie de l’US Open.