VIDEO. Coupe du monde: Cinq bonnes raisons de dire «oui» au rugby féminin

RUGBY Pour l'ouverture de la coupe du monde de rugby féminin, «20 Minutes» a recensé cinq des bonnes raisons de s'installer devant sa télé...

Julie Goujon, avec O. A.

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Match entre l'Angleterre et l'Espagne à la coupe du monde de rugby féminin en Irlande (2017)

Match entre l'Angleterre et l'Espagne à la coupe du monde de rugby féminin en Irlande (2017) — Brian Lawless/AP/SIPA

  • Les matchs de la coupe du monde de rugby féminin sont retransmis à la télévision.
  • Les Bleues étaient déjà arrivées jusqu’en demi-finale en 2014.
  • Les joueuses s’avèrent être plus techniques sur le terrain que les joueurs.

La huitième édition de la coupe du monde féminine vient de débuter ce mercredi, à 15h45, avec le match opposant la Nouvelle-Zélande au Pays de Galles. Les Bleues, elles, affronteront tour à tour le Japon (ce soir, 20h45), l’Australie et l’Irlande. Voici cinq excellentes raisons de se mettre au rugby féminin.

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Parce que les hommes sont encore à la plage. Le Top 14 masculin ne reviendra qu’à partir du 26 août. Quant aux Six Nations de ces messieurs, il ne débutera qu’en février. Le rugby féminin pourrait bien servir d’antidote aux fans en manque du ballon ovale, ou aux curieux (-ses) de tout poil. Et il se pourrait même qu’ils aiment ça.

Parce que (pour une fois) tous les matchs sont retransmis à la télévision. Les quatorze matchs de la coupe seront diffusés en direct sur Eurosport 2. France Télévision, elle, retransmettra tous les matchs de l’équipe de France (les deux premiers sur France 4, les autres sur France 2). Et c’est une bonne affaire pour tout le monde : L’Équipe rappelle que la demi-finale perdue de justesse en 2014 (16-18), face au Canada, avait déjà rassemblé 2,2 millions de téléspectateurs sur France 4.

Parce qu’il y a un peu de chacun dans cette équipe. De Villeneuve d’Ascq, dans le Nord, à Montpellier, Bayonne au sud, en passant par Rennes et Caen à l’ouest ou Bobigny en région parisienne, une grande partie de la France est représentée. Ce qui fait un peu contraste avec la section masculine, qui a souvent eu un arrière-goût de cassoulet.

Parce qu’elles sont plus joueuses que les hommes. Si les hommes excellent dans l’art de plaquer et de se mettre dans la mêlée, les filles s’avèrent plus techniques dans leur jeu. Cliché ? Pas vraiment, selon Alexandra Pertus, ex-internationale aujourd’hui membre du staff du Lille métropole rugby ( LMRCV). « On voit [davantage] de déplacements et de jeux d’évitement chez les filles. Elles tapent moins facilement au pied, et préfèrent jouer à la main ». Autant de caractéristiques qui pourraient d’ailleurs inspirer le jeu de leurs homologues masculins.

Parce qu’elles peuvent (vraiment) gagner. Cette équipe a largement sa chance. La France est déjà arrivée troisième de la compétition, à cinq reprises, en 1991, 1994, 2002, 2006 et 2014. Trois ans ont passé depuis la défaite contre le Canada en demi-finale, agrémentés d’une victoire aux Six Nations 2016. Selon Alexandra Pertus, les filles « ont peut-être même plus de chance de remporter [un titre mondial] que les hommes aujourd’hui ».