«Je pense qu'ils morflent et ça me plait», un brin sadique, Bosse hallucine après sa médaille d'or en finale du 800m

ATHLETISME Pierre-Ambroise Bosse s'est mis en mode «warrior» en finale du 800m...

A.L.G. avec AFP

— 

Pierre-Ambroise Bosse, rouge de joie après sa victoire en finale du 800m, aux Mondiaux de Londres,

Pierre-Ambroise Bosse, rouge de joie après sa victoire en finale du 800m, aux Mondiaux de Londres, — Martin Meissner/AP/SIPA

C’était dingue, complètement dingue. Alors que personne ou presque ne l’attendait à ce niveau, le Français Pierre-Ambroise Bosse s’est essuyé la bouche dans les pronostics pour devenir champion du monde du 800m, au terme d’un finish d’anthologie, mardi soir à Londres.

Après la course, et après avoir partagé avec les téléspectateurs français une anecdote WTF dont lui seul a le secret, le Nantais est revenu un peu plus sérieusement sur cet exploit magistral pour l’athlétisme français.

>> A lire aussi : VIDEO. Mondiaux: Le secret du titre de Bosse? Une histoire de bouteille d'eau et de sèche-cheveux

  • Le guerrier un peu sadique

« C’était une course de warrior. Je me suis senti comme un petit garçon qui voulait son jouet et je me suis dit "de toute façon, tu n’as plus rien à perdre". Et quand je les ai dépassés, je me suis mis à leur place et je me suis dit "qu’est-ce qu’ils pensent ? Je pense qu’ils morflent et ça me plait". C’est la première fois que je me suis senti comme ça. Comme si j’avais envie de faire mal aux autres. Je me suis senti comme un guerrier. »

  • Une hallu’sur le finish

« Pendant 750 m, j’étais lucide et quand j’ai compris que j’allais gagner, bien avant la fin de la ligne droite, c’était bizarre, je ne me suis jamais senti comme ça. Il y a eu un voile devant moi, comme si je me réveillais d’un rêve. »

  • Une victoire tout en retenue

« Je n’y croyais pas en fait. Il fallait que je me pince fort pour comprendre que c’était la réalité. De toute façon, 200 m plus tard, j’étais en train de vomir, donc ça reste un 800 m. Je ne peux pas faire la fête comme Usain Bolt. »

  • Pas le meilleur du monde

« Je me suis retrouvé. Je prends des risques et je donne tout. Ce n’est pas l’athlète qui est fier, c’est l’homme. L’équipe que j’ai montée autour de moi est solide, il ne peut plus rien nous arriver. On sait que c’est possible. On l’a fait en sachant que je suis loin d’être le meilleur du monde. Etre champion du monde, cela n’a rien à voir avec être le meilleur du monde. »