Roland-Garros: La FFT persiste et signe... On saura le 16 mai si Sharapova sera ou non invitée...

TENNIS Le président de la Fédération française de tennis (FFT) Bernard Guidicelli campe mercredi sur sa position...

W.P., avec AFP

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Maria Sharapova

Maria Sharapova — Isaac Brekken/AP/SIPA

  • Maria Sharapova revient d'une suspension de quinze moi pour dopage
  • Elle pourrait être invitée à Roland-Garros
  • Des voix s'élèvent et font pression pour que la FFT se pronnonce contre la participation de la Russe à la deuxième levée du Grand Chelem

Alors que des voix s’élèvent pour que Roger Federer ne fasse pas le fou et participe à Roland-Garros, c’est un peu l’inverse pour Maria Sharapova. La Russe, qui revient d’une suspension de quinze mois pour dopage, pourrait être invitée par le tournoi de Roland-Garros (qu’elle a remporté à deux reprises). Malgré les pressions, le président de la Fédération française de tennis (FFT) Bernard Guidicelli a déclaré mercredi qu’il ne donnerait aucune réponse sur la question avant la date initialement prévue.

« Pas de raison d’accorder une wild-card avant les autres »

« Il y a une date qui a été fixée, le 15 mai. Il n’y a pas de raison de faire une exception pour Maria Sharapova. Nous nous réunirons avec Guy (Forget) le 15 mai, la décision sera prise là et communiquée le 16 mai à 19h sur Facebook », a-t-il détaillé.

« Je le répète, aujourd’hui la décision n’est pas prise. Je sais bien qu’il y a une forte attente des médias et des fans mais on n’est pas dans une logique de réaliser un casting, ce n’est pas un opéra-rock mais un tournoi avec ses incertitudes. Il n’y a pas de raison aujourd’hui d’accorder une wild-card avant les autres. On prendra notre décision en toute conscience », a-t-il affirmé.

« On reçoit des petits coups de téléphone… »

L’ex-numéro une mondiale, qui n’est plus classé à la WTA en raison de son absence, va bénéficier également d’invitations à Madrid et Rome, des wild-cards qui divisent le circuit.

« Wild-card ou pas, le cas de Maria Sharapova est un sujet clivant, chacun à un avis », a pour sa part estimé mercredi Guy Forget, directeur de Roland-Garros. « On reçoit des petits coups de téléphone et des messages de certains qui essaient d’influer sur ce choix. C’est un sujet sensible, on ne peut pas le régler de manière légère », a-t-il conclu.