Sébastien Bordas - ©2007 20 minutes

« Il y avait un hommage à rendre à Francis Borelli et on ne l'a pas fait. » Dépité après la troisième défaite à domicile du PSG cette saison, le président Alain Cayzac ne faisait pas allusion au public du Parc des Princes, qui avait rarement aussi bien respecté une minute de silence (en l'occurrence deux), mais bien aux joueurs. Les intentions de départ, à savoir gagner en l'honneur de l'ancien président historique, décédé mardi dernier, se sont vite envolées samedi.

Bien sûr, les Rennais ont leur part de responsabilité. « Ils méritent de gagner, nous avons montré trop d'insuffisances », reconnaissait le coach Paul Le Guen, qui avait à nouveau changé de système avec un 4-4-2 permettant le retour de Pauleta aux côtés de N'Gog. Le résultat n'a pas été fameux, la crispation se lisant dans toutes les lignes, notamment au sein d'une défense n'ayant pas facilité la tâche de Landreau, coupable sur le deuxième but breton. Et voilà désormais Paris 14e de Ligue 1, avec un « syndrome du Parc » chaque fois plus insidieux. « Certains joueurs n'arrivent pas à s'exprimer ici », déplore Le Guen. « Il n'y a pas de révolte, note Cayzac, alors que le scénario [égalisation de Ceará, buteur pour sa première titularisation au Parc, après la reprise] s'y prêtait. La situation n'est pas gravissime, mais elle est grave. » La trêve internationale s'annonce longue du côté du Camp des Loges.