Antonio Cassano sous le maillot de la Sampdoria le 10 janvier 2016.
Antonio Cassano sous le maillot de la Sampdoria le 10 janvier 2016. - Carlo Baroncini/AP/SIPA

Chaque pays a son fameux « enfant terrible du football ». Mais l’Italie a l’un de plus beaux phénomènes en la matière. Antonio Cassano, revenu cette saison à la Sampdoria, s’est longuement livré au journal As ce samedi. L’ancien du Real Madrid (33 ans), aussi talentueux que déjanté, revient sur sa carrière et tous les excès qu’il a pu commettre. Notamment lors de sa saison dans la capitale espagnole, en 2006-2007. Spoiler, ils sont assez nombreux.

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Les faiblesses de l’Italien ? La bonne bouffe et le sexe, bien sûr. Cassano, qui avait raconté une fois qu’il avait connu « entre six cent et sept cents femmes », ne cache pas qu’il en a bien profité « jusqu’au 2 février 2008 », date de sa rencontre avec sa femme. « J’étais addict, et j’en avais l’opportunité. J’étais Cassano, le footballeur du Real Madrid ! Si j’avais fait un autre boulot, aucune ne m’aurait regardé. Même pas ma mère ! Je suis pas mal, mais je ne suis pas beau. (…) Je me souviens de la tournée aux Etats-Unis. Elles voyaient un survêtement du Real et… » Pas besoin de finir la phrase, Antonio.

Niveau nourriture, c’est pas mal non plus. « Je suis arrivé à Madrid en pesant 93 kilos, alors que mon poids idéal est 83. J’ai été un âne de me comporter comme ça, je n’avais pas conscience d’être dans la meilleure équipe du monde », regrette (un peu) aujourd’hui celui qui a côtoyé Zidane, Ronaldo (le vrai), Beckham et tant d’autres.

« J’ai l’impression que quelqu’un de "supérieur" m’a sauvé. »

L’Italien se souvient notamment de quelques soirées à l’hôtel Mirasierra, où il demandait à un pote de lui amener de quoi se goinfrer dans sa chambre « pour 200 ou 500 euros ». Il a toujours aimé ça. « Je suis heureux quand je mange des pâtes, du pain, des gâteaux, du jambon. J’ai été un fou pendant 20 ans. Maintenant, je ne peux plus le faire ».

Opéré du cœur en 2011 après à un accident vasculaire cérébral dû à un problème cardiaque, il a pris conscience de certaines choses. Et évolué dans sa manière d’appréhender les choses. « Ça m’a changé la vie. Avant, je ne croyais en rien dit-il. J’ai l’impression que quelqu’un de "supérieur" m’a sauvé. » Avec lui, on ne serait presque pas étonné. 

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