Olivier Auriac lors du match entre Angers et Reims le 22 septembre 2015.
Olivier Auriac lors du match entre Angers et Reims le 22 septembre 2015. - THOMAS BREGARDIS / AFP

Sur la fiche Wikipédia d’Angers, Olivier Auriac n’a pas l’honneur de figurer aux côtés de Valérie Trierweiler ou d’Hervé Bazin dans la liste des personnalités de la ville. Le milieu de terrain du SCO, troisième de Ligue 1 avant sa rencontre contre le PSG samedi mériterait pourtant d’y figurer rien que pour avoir inventé « la dalle angevine ». Mais si vous savez, ce côté « mort de faim » qui a agacé Hatem Ben Arfa la semaine dernière. Histoire d’une formule devenue une marque déposée.

Bon, c’est bien vous l’inventeur de la dalle angevine ?

Oui, je confirme. Ça vient d’un match gagné sur la pelouse du Gazélec Ajaccio en 2012, on s’était vraiment arraché. Sur Twitter, j’avais lâché qu’on avait « la dalle angevine » et ça avait un peu pris sur les réseaux sociaux. Ensuite, la formule a été reprise par mes coéquipiers à chaque victoire. Comme cette saison-là, on gagne pas mal de matchs en marquant dans les arrêts de jeu, ça nous définissait bien : L’humilité, le don de soi, la volonté de ne jamais laisser les copains dans la galère. Et puis, ça a pris de l’ampleur.

A quel point ?

Ça a été adopté par les autres équipes de la ville, la dalle angevine a quitté le cadre du football pour devenir la marque de fabrique du sport angevin. Pour ne pas se faire piquer la marque, on l’a déposé avec Charles Diers (un autre joueur d’Angers) à l’INPI (Institut national de la propriété intellectuelle). On verra ce qu’on en fait, ça peut être un moyen d’aider des sportifs moins exposés de la ville pour les aider à mettre en place leurs projets.

Ça ne vous dirait pas de lancer des produits dérivés ?

J’ai eu des propositions farfelues. On m’a proposé de faire une chanson, de lancer des T-shirts… Bon, on se laisse des portes ouvertes sur l’orientation à donner à la dalle angevine mais je ne pense pas qu’on va y mettre un aspect clairement business. Le but, ce n’est pas de faire l’argent avec à tout prix.

 

La #TeamSCO a chuté en Coupe de France, mais 2 belles victoires ce soir pour le #SportAngers ! >> #Basket : Angers…

Posté par La Dalle Angevine sur mardi 19 janvier 2016

Quand on parle d’Angers, on pense à la douceur angevine. Ça ne fait pas trop mort de faim…

C’est bien de casser un peu cette image. Tant mieux si ça permet de montrer qu’Angers n’est pas une ville pépère. Il se passe pas mal de choses dans de nombreux domaines, on a des trucs à vendre. Au SCO, on s’arrache, on est pénibles à jouer et on sent que l’on dérange dans ce championnat. Et bien, continuons.

Hatem Ben Arfa qui critique votre façon de jouer la semaine dernière, c’est une attaque frontale de la dalle angevine ?

Il a le droit de parler. Nous, on joue avec nos qualités. S’il les avait eues, il aurait peut-être fait une autre carrière.

Qui chez vous symbolise le mieux ce concept ?

Il n’y a pas un mec en particulier, c’est l’attitude de l’ensemble de l’équipe qui se démène même quand c’est difficile. En fin de saison, on pourra se regarder dans la glace.

Et quel joueur de Ligue 1 colle bien à l’idée ?

L’exemple type, c’est Florent Balmont (le milieu de Lille). Il a trente-cinq ans et il court encore comme un dingue après tous les ballons.

Dernière question, il faut manger léger le midi pour avoir #ladalleangevine les soirs de match ?

Ah ah. Pas besoin, on a tout le temps faim nous.

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