Le Stéphanois Kevin Monnet-Paquet (à d.) porte le maillot confectionné pour la Ligue Europa lors du premier match de poules disputé face à Qarabag.
Le Stéphanois Kevin Monnet-Paquet (à d.) porte le maillot confectionné pour la Ligue Europa lors du premier match de poules disputé face à Qarabag. - AFP

Ce jeudi (21 h 05), les joueurs de l’AS Saint-Etienne étrenneront pour la première fois à domicile le maillot Europe à l’occasion de la venue des Ukrainiens de Dnipropetrovsk pour le compte de la 2e journée de la Ligue Europa. Commercialisé depuis mardi par le club stéphanois au prix de 120 euros, ce maillot, qui reprend tous les éléments de flocage de la campagne de la Ligue Europa (nom du sponsor sur le torse, logos UEFA sur les manches et celui de l’association ASSE Cœur-Vert sur le dos), a provoqué la colère d’une partie des supporters stéphanois qui le trouve trop cher. 

 

«Il est pourtant dans les prix du marché, assure Nicolas Verney-Carron, le directeur marketing du club forézien. Un maillot de base, sans aucun flocage, vaut 80 euros. C’est le prix de vente conseillé, pour ne pas dire imposé par notre équipementier (Adidas). Avec un flocage, la facture passe à 100 euros. Le maillot Europe est à 120 euros parce que nous avons payé plein pot les différents logos et notamment ceux de l’UEFA que nous ne pouvons acheter que chez un seul fournisseur. Le surcoût est donc considérable par rapport au maillot porté par les joueurs en championnat qui est commercialisé à 115 euros. Nous avons pourtant décidé de commercialiser le maillot Europe à 120 euros plutôt qu’à 135 car nous sommes bien conscients que ça reste un budget élevé pour un bout de tissu. Mais nous ne pouvions pas faire mieux.»

Marges «relativement faibles»

Nicolas Verney-Carron affirme réaliser des marges «relativement faibles» sur les produits licenciés UEFA ainsi que sur le textile. C’est pourquoi il n’a pas apprécié les critiques voire les insultes proférées par certaines personnes sur les réseaux sociaux. «Les gens ne connaissent pas tous les tenants et les aboutissants. Ce n’est pas comme si nous avions acheté le maillot 10 euros et que nous le revendions 120. Honnêtement, on ne vole pas les gens.»

Les retours ne sont d’ailleurs pas tous négatifs. A la boutique de l’ASSE, le maillot Europe, produit à environ 400 unités, se vend très bien. «En une journée, on en a déjà écoulé des dizaines et il n’y en aura pas pour tout le monde», affirme Nicolas Verney-Carron. C’est bien la preuve que lorsqu'on aime, on ne compte pas.

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