L'Argentin Angel di Maria face à la Suisse, le 1er juillet 2014.
L'Argentin Angel di Maria face à la Suisse, le 1er juillet 2014. - Manu Fernandez/AP/SIPA

De notre correpsondant à Sao Paulo

Au Brésil, tout le monde rêve de battre l’Argentine en finale. Ou au moins d’être présent le jour où l’Albiceleste se ferait sortir. Et à l’Arena Corinthians, les maillots jaunes étaient encore très nombreux pour crier dans les oreilles de Lionel Messi: «Cette Coupe est à nous». Sur ce qu’a montré la formation d’Alejandro Sabella pour battre la Suisse (1- 0 après prolongations), ce n’est pas de l’optimisme béat.

Assez critiquée depuis le début de la compétition pour la pauvreté de son jeu et la légèreté de sa défense, l’Argentine a beaucoup souffert. Les hommes d’Ottmar Hitzfeld peuvent un peu en vouloir à Josip Drmic, qui a vendangé deux passes en retrait et un face-à-face. Ce fut beaucoup plus dur après la pause, mais même pas à cause du génie de Barcelone.

La libération signée Di maria

Les Suisses voulaient «montrer comment on prend Messi», selon les propres mots de leur coach. Ce fut plutôt une réussite. Chez les Sud-américains, on a d’ailleurs surtout vu Di Maria animer le front de l’attaque. Sabella ne demande pourtant pas grand-chose à la «Pulga»: ni de défendre, ni de se replacer, juste de faire la différence tout seul, en croisant les doigts pour que ça marche à tous les coups.

Mais même lui ne peut aller contre les chiffres: avec quatre 8e de finale allant en prolongations, le Mondial 2014 égale le record de l’édition de 1990. Il a donc dû attendre la 118e minute pour enfin placer son démarrage, accélérer, et servir Angel Di Maria sur plateau. Le plus cruel pour les Helvètes? Une tête sur le poteau dans la foulée, et un coup-franc plein axe gâché à la dernière seconde. Même les Brésiliens y ont cru jusqu’au bout.

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