Le visage ensanglanté, le Toulousain Florian Fritz est remplacé temporairement lors du barrage du Top 14 entre le Stade Toulousain et le Racing-Métro (16-21), le 9 mai 2014.
Le visage ensanglanté, le Toulousain Florian Fritz est remplacé temporairement lors du barrage du Top 14 entre le Stade Toulousain et le Racing-Métro (16-21), le 9 mai 2014. - R. Gabalda / AFP

Nicolas Stival

Cela restera l’image marquante du barrage du Top 14 entre le Stade Toulousain et le Racing-Métro (16-21), vendredi. Plaqué, puis victime d’un coup de genou involontaire du deuxième ligne francilien François Van Der Merwe, le centre toulousain Florian Fritz, touché à la tempe, a quitté la pelouse d’Ernest-Wallon le visage ensanglanté, apparemment groggy (19e).

Remplacé provisoirement par Gaël Fickou, Fritz, réputé pour son courage physique et son impétuosité, est revenu en jeu un quart d’heure plus tard. A la surprise générale, mais sous les ovations du public. «S’il ne rentrait pas, il était éliminé», justifie le manager général stadiste Guy Novès.

Le règlement de la Fédération française de rugby (FFR) indique en effet que «si le joueur qui saigne ne revient pas en jeu dans les 15 minutes (temps réel), le remplacement devient définitif et il ne peut revenir en jeu.» Fritz-le-guerrier ne tiendra que cinq minutes supplémentaires, jusqu'à la mi-temps. Puis il restera aux vestiaires et sera définitivement relayé par Fickou.

«On a fait un point à la pause et on a vu que Florian était sonné, explique Novès. Cette blessure a été un premier tournant du match. En défense, c’est quelqu’un sur lequel on peut compter, même si au final, nous n’avons pas pris d’essai.»

Trop maladroit et friable en conquête, le Stade Toulousain a tout de même perdu la rencontre. Le club le plus titré du rugby français (19 sacres) ne disputera pas les demi-finales du championnat. Une première depuis 1993, dont Florian Fritz, décidément malchanceux cette saison, ne devrait pas garder beaucoup de souvenirs.