Nelson Monfort, Annick Dumont et Philippe Candeloro, journalistes et consultants France Televisions pour les JO de Sotchi.
Nelson Monfort, Annick Dumont et Philippe Candeloro, journalistes et consultants France Televisions pour les JO de Sotchi. - REVELLI-BEAUMONT/SIPA
A 28 ans, Baptiste Châtaignier est très concerné par les Jeux olympiques de Sotchi. Tout d’abord parce que son frère, Maxime, est engagé dans les épreuves de short-track. Et aussi parce qu’il pratique cette discipline de patinage de vitesse sur piste courte depuis des années. Il est d’ailleurs un ancien membre de l'équipe de France.
 
Et quand il regarde le direct de France Télévisions, il ne peut s’empêcher de pester contre les commentaires de Nelson Monfort, lorsque celui-ci couvre sa discipline fétiche.
 

Un journaliste capable d’évoquer la bataille de Waterloo en pleine course

«C’est bien que le short-track soit diffusé à la télévision. Malheureusement, il gâche tout. Nelson Monfort ne prépare jamais ses interventions et préfère s'extasier sur les couleurs des combinaisons, faire des blagues malvenues ou même évoquer la bataille de Waterloo en pleine course!»
 
A en croire Baptiste, pourtant, il y aurait des choses beaucoup plus intéressantes à dire sur la discipline afin d'accrocher les téléspectateurs.
 
«Pour être un bon patineur, il faut être très préparé. C’est aussi un sport qui nécessite beaucoup de technique. Des compétiteurs comme Thibaut Fauconnet ou mon frère ont de beaux palmarès. Pourquoi Nelson Monfort préfère-t-il évoquer des choses qui n’ont aucun rapport avec la compétition?»
 

Sur les autres chaînes, c’est mieux

Alors que France Télévisions a récupéré la totalité des droits de retransmission des Jeux olympiques jusqu’à 2020. L’internaute s’inquiète.
 
«J’espère qu’ils vont vite rétablir ça, car cela ne peut plus durer. Avec Guillaume di Grazia qui commente sur Eurosport, on se régale. Il maîtrise très bien son sujet et parle facilement des aspects techniques des épreuves. Le novice et l’expert apprécient. Ça donne vraiment envie d’aimer la discipline.»
 
Pour améliorer la couverture du short-track, Baptiste a bien son idée. «FranceTélévisions devrait constituer des duos expert et journaliste pour toutes les disciplines diffusées. Sur le patinage artistique, c’est déjà mieux. Philippe Candeloro, avec son expérience, apporte une touche technique aux commentaires.»
 

Disponible gratuitement pour couvrir son sport à la télé

Baptiste regrette ce rendez-vous manqué entre sa discipline et le téléspectateur. Il a bien proposé sa candidature pour commenter les courses, mais sans suite.
 
«Nous sommes plusieurs à pouvoir parler d’une discipline méconnue à l’antenne. Mais c’est impossible de travailler chez eux sans avoir ses entrées. C’est dommage car nous sommes d’accord pour le faire bénévolement. Les Jeux sont très importants pour nous. C’est le seul moment où on est un peu mis en avant. C’est essentiel si l’on veut recruter des nouveaux licenciés. Alors autant qu’ils soient bien couverts», confie-t-il.
 
En attendant mieux, Baptiste n’allume plus sa télé. Les épreuves de short-track, il les regarde sur le Web, en diffusion brute, sans aucun commentaire. 
 
Il espère que son témoignage sera entendu et que le France Télévisions fournira quelques efforts pour améliorer sa couverture de certaines épreuves. Sa porte, en tout cas, reste ouverte.
 
>> Que pensez-vous du témoignage de Baptiste? Êtes-vous d'accord avec lui?
 
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