Lucas Orban, l'arrière gauche argentin des Girondins de Bordeaux, le 19 septembre 2013 à Francfort, en Ligue Europa.
Lucas Orban, l'arrière gauche argentin des Girondins de Bordeaux, le 19 septembre 2013 à Francfort, en Ligue Europa. - DANIEL ROLAND / AFP

avec AFP

Le président des Girondins de Bordeaux et du directoire de M6, actionnaire majoritaire du club bordelais, Nicolas de Tavernost a déclaré dimanche à Lyon que «si les signaux négatifs envers le football devaient perdurer comme la taxe à 75%, notre investissement dans le football serait à reconsidérer».

C'est un constat et non une menace. Nous faisons des efforts importants avec une règle de gestion totalement transparente et des capitaux dont on sait d'où ils viennent. Nous avons accompagné le club des Girondins depuis 1999 à la demande du président Jean-Louis Triaud. Il est évident que si nous avions des signes négatifs qui continuent à perdurer comme cette taxe à 75%, notre investissement dans le football serait à reconsidérer», a dit Nicolas de Tavernost à l'issue du match Lyon-Bordeaux (1-1).

«Un mauvais signe envoyé aux investisseurs industriels, professionnels que nous sommes»

«La manière avec laquelle nous sommes traités, notamment par le ministère des sports, n'est pas acceptable par rapport aux enjeux que nous avons dans un club déficitaire qui a fait les efforts pour réduire sa masse salariale, parfois même au détriment du secteur sportif, a essayé d'établir un plan industriel pour un stade avec la ville de Bordeaux et la région», a déclaré Nicolas de Tavernost à l'issue du match Lyon-Bordeaux (1-1).

«Pour notre club, cette taxe est évaluée à 6 millions d'euros sur les deux ans qui manqueront cruellement en financement pour les Girondins. C'est un mauvais signe envoyé aux investisseurs industriels, professionnels que nous sommes», a poursuivi l'actionnaire écartant l'idée d'une menace et d'une grève.