Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Football: Loris Arnaud, une carrière loin du PSG

Football: Loris Arnaud, une carrière loin du PSG

MERCATOL'ancien espoir du club cherche un nouveau point de chute...
Julien Laloye

Julien Laloye

Lui aussi s’est payé deux semaines de vacances à Marrakech, la nouvelle destination touristique à la mode pour les footeux de L1. Sauf qu’il n’a pas eu besoin de faire attention aux excès, puisqu’aucun club ne l’attend à la rentrée. Loris Arnaud sort d’une pige de six mois au PSFC Chernomorets Bourgas, sur la côte d’Azur bulgare. Un refuge pour anciens Parisiens en galère un temps fréquenté par Gaël Nlundulu et Yannick Boli. «J’ai tenu trois mois. J’étais loin de ma famille et de mon petit garçon de trois ans, c’était compliqué.» Pourtant, le plan était béton: «un contrat de trois ans au départ, six mois pour m’exposer et me relancer».

«J’ai fait le gars difficile»

C’était ce qu’Arnaud s’était vu proposé de mieux depuis la fin de son contrat avec le PSG fin 2012. A l’époque, il sort de deux prêts plutôt concluants à Clermont et à Angers, qui auraient dû suffire à lui assurer un contrat en France. «Mais j’ai fait le gars difficile. Je sortais du PSG et je pensais que ça allait venir tout seul. J’ai eu des offres de L2, d’autres de l’étranger, et je n’ai pas donné suite.» Attendait-il un geste de la part son club formateur? «Non, j’ai eu ma chance à Paris, Paul Le Guen m’a fait jouer, mais je n’ai pas su saisir cette opportunité, c’est tout.» Une trentaine de matchs et une grave blessure au genou en trois ans entrecoupés d’un intérêt du Real Madrid. Enfin de son équipe B.

Les jours heureux, vus d’aujourd’hui, mais Arnaud n’est pas du genre à se morfondre. L’ailier de 27 ans, qui peaufine sa condition avec un préparateur physique personnel, compte bien trouver un club pendant le mercato. Dans l’idéal une équipe de L2, «assez vite pour que je puisse intégrer l’équipe au début de sa préparation». Avec le bénéfice de l’expérience, puisqu’il s’est déjà trouvé dans la même situation l’an passé: six mois sans rien avant de partir pour la Bulgarie. Est-ce que ce sera plus facile cette fois? Pas sûr. «On sent les effets de la crise. Déjà, la saison dernière, on m’avait dit qu’il n’y avait jamais eu autant de chômeurs dans le foot. Cette année, c’est pire.» Et ce n’est plus le moment de faire le difficile.