Ligue1: Petit guide touristique du footballeur en vacances
FOOTBALL•Marrakech, Miami, les Maldives restent les destination préférées des joueurs...R.S.
Assis sur le rebord d’une piscine à débordement, les bras en croix face à l’Océan Indien, Rémy Cabella ne semble pas pressé de reprendre l’entraînement. Dans un peu plus d’une semaine, il faudra pourtant ranger les tongs et ressortir les crampons pour la reprise de Montpellier, le club auquel il devrait appartenir la saison prochaine. Comme lui, plusieurs joueurs de L1 ont choisi l’option farniente et sable fin pour se ressourcer avant la reprise. Dans la catégorie short à fleurs, débardeurs et lunettes fumées, on a pu voir Valbuena, Benzema et Gomis à Saint-Barthélémy, Maxime Gonalons aux Bahamas, Bocaly et Rivière en Martinique, Hatem Ben Arfa à Marrakech.
Rien de très original, comme l’affirme l’agent Christophe Mongai: «Cette année, ça reste du classique. En général, les joueurs coupent dix jours et partent une semaine en famille. Puis certains partent une autre semaine entre eux.» Qu’ils souhaitent se reposer ou s’amuser, tous cherchent avant tout la discrétion. Au Namaskar, un palace proche de la palmeraie de Marrakech, quatre joueurs ont pris leurs quartiers cet été. «Ils sont tous en mode incognito, confirme une responsable. Certains changent de look pour ne pas se faire repérer. Ils usent de petites astuces. J’en ai vu un avec une barbe et des lunettes de soleil alors qu’ils n’en portent pas habituellement.»
Traqués par la presse, tous cherchent à éviter les photos compromettantes. Cette année en Angleterre, Ashley Cole a été surpris clope au bec pendant ses vacances à Los Angeles. Rien d’extraordinaire, certes, mais en termes d’image, le défenseur de Chelsea se serait bien passé de ces clichés. Généralement, le footballeur reste un vacancier modèle confirme le manager du Four seasons, un autre cinq étoiles marocain. Une dizaine de joueurs y ont séjourné le mois dernier, en famille ou en célibataire. Tout dépend des caractères. «Evidemment, certains sont là pour faire la fête, mais en dehors de l’hôtel, souligne le manager. Ils profitent des boîtes de nuit, sortent beaucoup et même si nos clients sont très encadrés, on ne sait pas ce qu’ils font de leurs nuits.» Pour certains, les jambes risquent d’être assez lourdes dans un peu plus d’une semaine.


















